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Cameroun Emergent: Le Gouvernement consulte la communauté des affaires à Douala pour un Nouveau Document stratégique plus éfficace et inclusif

<<Le développement social se concentre sur la nécessité de placer les populations au premier plan des processus de développement. La pauvreté n’est pas seulement une question de revenus : elle est aussi synonyme de vulnérabilité, d’exclusion, d’irresponsabilité des institutions, d’absence de pouvoir et d’exposition à la violence. Le développement social favorise l’inclusion sociale des personnes pauvres et vulnérables en leur donnant les moyens d’agir, en bâtissant des sociétés unies et résilientes et en permettant aux citoyens d’accéder à des institutions qui leur rendent des comptes>> .Propos de Célestin Tawamba Président du Patronat Camerounais(GICAM), lors de son allocution d’ouverture  des consultations participatives de la Communauté des affaires ce lundi 29 Juillet à l’hôtel Sawa de Douala.

Face au Minepat venu recueillir leurs avis dans le cadre de la préparation de la planification de la deuxième phase de la vision 2035, les Hommes d’affaires n’ont pas manqué d’affirmer que ce sont les agents publics qui bloquent les projets.

C’est Mr Christophe Eken, Président de la Chambre de commerce du Cameroun qui , va affirmer sans ambages : « J’ai constaté que les ambitions sont grandes, mais les résultats sont modestes. Est-ce que c’est par manque d’hommes, d’argent, des idées ? »

Mr Tawamba, dans son intervention va poser la question suivante : « Depuis qu’on parle de Dsce, on parle de transformation, mais qui ne vient pas. Comment émerger avec toutes ces entorses ? Comment développer avec les éparpillements d’énergies ? » et de de renchérie en se demandant pourquoi l’augmentation de la croissance mais avec peu d’emplois ?

Les récriminations de la Communauté des affaires vont toucher les domaines de l’énergie, de l’emploi, de l’agriculture, de services du secteur tertiaire, des marchés publics, etc. Ceux-ci exigent plus de gouvernance, de décentralisation dans le choix et l’implémentation des projets, la mise en œuvre des infrastructures attendues telles les barrages, les postes de péage automatisés, etc.Sur tout les secteurs sanctuaires du DSCE et les objectifs attendus, seuls celui des services a atteint les 40 pourcents projetés.Soit un taux d’échecs de 30 sur 50.

Aux questions des Hommes d’affaires, le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, qu’assistait pour la circonstance le Ministre Délégué Paul Tasong, est resté serein et logique dans ses explications, en précisant que : « En effet, les avis des Opérateurs économiques sont indiqués et louables car le gouvernement est dans une démarche qui vise à consulter et à prendre en compte les doléances et attentes de ceux qui ont à dire pour que le plan de voyage soit solide et nous mène à destination ».

Rappelons que le gouvernement est engagé depuis janvier dernier dans des consultations sur la mise en œuvre du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (Dsce). Il s’agit durant ces rencontres avec les acteurs de divers ordres, de faire d’une part le bilan franc de la première phase du Dsce et d’autre part, de recueillir les doléances sur les besoins par rapport à la phase 2 qui entre en vigueur en janvier 2020 et s’étendra jusqu’en 2027.

BILAN DU DSCE

Le tout premier indicateur portait sur une croissance économique soutenue pendant les 10 ans. Le souhait était d’atteindre une croissance moyenne de 5,5% sur la période de planification. A ce jour, nous n’avons pas atteint de manière totalement satisfaisante ce taux de croissance. Le taux de croissance moyen de nos jours est de 4,5% », a confessé le membre du gouvernement, Mr Paul Tasong le Ministre Délégué au MINEPAT.le Cameroun a fait reculer la pauvreté de 3% là où l’on attendait 10%. Seulement, a-t-il précisé, ses objectifs non atteints s’expliquent par le fait que le pays a fait face à un choc exogène avec, notamment, la chute du cours du pétrole. Par ailleurs, le pays connaît un choc sécuritaire à cause des crises dans le Nord-ouest, le Sud-ouest, à l’Est et dans l’Extrême-Nord.

La phase 1 de ce document va de 2010 à 2019. Au cours de cette période, le Cameroun est censé voir sa croissance s’accélérer. Ce qui n’a pas été le cas. De 2020 à 2027, le pays doit accéder au statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche haute. Ceci en mettant l’accent sur ses atouts immédiats : l’agriculture et l’extraction minière, tout en veillant à une répartition moins inégalitaire des revenus. Tout ceci doit se faire non seulement avec le soutien des partenaires au développement, notamment les bailleurs de fonds, mais surtout avec les investisseurs Nationaux afin de créer de la valeurs ajouté et de plus ancré l’inclusivité de l’économie, gage de développement humain et sociale certain.La phase 3 (2028-2035) est celle au cours de laquelle le Cameroun doit devenir un Pays Émergent.

Victor Esso Tiki

 

 

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