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Cameroun-Belgique : On veut Limiter le Flux Migratoire

Le Directeur de l’office des Étrangers (OE) était en visite de travail au Cameroun. Au cours de son séjour, Freddy Roosemont accompagné de l’ambassadeur de Belgique au Cameroun ont été reçu en audience le 06 juin dernier, par le Ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. Hier, la délégation belge a également tenu un point de presse sur les dangers de la Migration irrégulière vers la Belgique. 

Le sujet sur les questions migratoires était au cœur des échanges entre le Ministre de l’ Administration Territoriale Paul Atanga Nji et S.E Éric Jacquemin, ambassadeur de Belgique au Cameroun. Qui dit migration, donne toujours une connotation sensible. <<C’est tout à fait le contraire ici>>, S’exprimant Éric Jacquemin au de cet entretien. l’ambassadeur de Belgique qui était à la tête de cette importante délégation dans laquelle l’on retrouvait le directeur général de l’Office des étrangers (ODE), Freddy Roosemont, a fait savoir qu’il a également échangé avec le Ministre de l’Administration Territoriale Paul Atanga Nji sur les voies et moyens de développer la coopération entre le Cameroun et la Belgique sur ce sujet. Il s’est agi aussi des sujets liés à la formation des forces de police du Cameroun sur le contrôle des frontières et l’échange d’expériences dans la lutte contre la production des faux documents , à savoir les faux diplômes, les faux relevés de notes ,fausses attestations de test de langue et bien d’autres.

Des sujets qui étaient au cœur du séjour de la délégation de l’Office des étrangers arrivée en terre camerounaise le 5 juin dernier. Au cours des échanges, le diplomate belge s’est félicité de la coopération entre Bruxelles et Yaoundé sur la délicate question des migrations. Entre les deux pays, « c’est une migration constructive, puisqu’elle est très intense, fructueuse. Nous travaillons ensemble pour la rendre encore plus avantageuse pour les deux pays », a révélé S.E Eric Jacquemin.

Aucune raison donc, à son avis, de s‘inquiéter de l’évocation de ce sujet dans les échanges entre le Cameroun et la Belgique. La question des flux migratoires entre les deux pays etait au centre de la conférence de presse tenue ce mercredi 7 juin 2023 à Yaoundé.

La Belgique Veut Limiter le Flux Migratoire

Le but majeur de la rencontre avec les professionnels des médias tenue hier, était de prévenir sur les dangers réels d’une migration irrégulière vers la Belgique..

Au cours de cette conférence de presse , le directeur de l’office des étrangers belge est revenu sur la procédure de demande de visa étude . Pour entamer des études en Belgique l’ étudiant doit minutieusement se préparer. Il faut d’abord fournir un dossier complet avec notamment une inscription ou une attestation dans un établissement supérieur, des ressources financières et un certificat médical. Par la suite, les documents sont vérifiés, au moment du dépôt du dossier mais aussi au passage de la frontière. Les contrôles en vue de détecter les faux documents sont intensifiés, car les étudiants camerounais sont pointés pour faux diplômes. En rappel, en Avril dernier, L’ambassadeur du Cameroun à Bruxelles S.E Daniel Evina Abe’e avait écrit au Mnistre de l’Enseignement supérieur pour un appel à la responsabilité. Pour cela, l’Université de Liège a adopté des mesures de Vigilance spécialement à destination des étudiants à l’instar du service des équivalences de la fédération de Wallonie Bruxelles qui pour les mêmes faits, a adopté une procédure spécifique à l’encontre des camerounais. Ce jeudi, l’Université de Liège a porté plainte contre cinq personnes suspectées de produire de faux documents pour permettre l’inscription d’étudiants camerounais. D’après le site d’information belge « Le Soir »,au moins 45 dossiers falsifiés ont pu être identifiés par l’université.

Par la suite, les candidats doivent expliquer leur projet d’études et démontrer que les études choisies sont en lien avec les études précédentes. Freddy Roosemont ajoute: <<Nous observons beaucoup d’étudiants camerounais mal intentionnés qui veulent rentrer en Belgique pour y séjourner irrégulièrement. Ce n’est pas la peine d’essayer cette voie. Ces étudiants sont immédiatement sanctionnés par un ordre de quitter la Belgique. Certains sont même directement refoulés à la frontière. >>.  

Concernant les demandes d’asile les ressortissants camerounais sont en hausses, mais on constate que très peu obtiennent le statut de réfugié. Les demandes basées sur des motifs économiques ne sont pas prises en considération. Freddy Roosemont « La plupart des demandeurs camerounais reçoivent une décision négative, puis un ordre de quitter la Belgique. » Les personnes déboutées doivent impérativement quitter la Belgique, sinon elles risquent un enfermement dans un centre de rétention en vue d’être renvoyées de force vers le Cameroun.

Les personnes qui utilisent des procédures (asile ou études) pour pouvoir séjourner en Belgique de façon irrégulière sont sanctionnées. En plus d’un ordre de quitter le territoire, elles peuvent recevoir une interdiction d’entrée de plusieurs années, ce qui les empêche de se rendre ou de séjourner dans d’autres pays de l’Union européenne.

Le Directeur de l’office des étrangers explique également que, les services d’asile et de migration en Belgique sont actuellement saturés. Des dizaines de milliers de dossiers s’accumulent, en attente d’une décision au cas par cas. Les délais de traitement sont très longs pour les demandes de visas études. Dans ces conditions, il est impossible de garantir aux candidats étudiants une arrivée à temps pour la rentrée académique ou pour passer des examens. Au vu de ce contexte, la plus grande prudence s’impose à ceux qui souhaitent entamer un déplacement vers la Belgique.

En rappel depuis 2017, le Cameroun et la Belgique ont signé un accord de coopération en matière de migration. En effet pour assurer une gestion efficace des flux migratoires entre les deux pays, il y avait lieu de définir les mesures de contrôle au départ et à l’arrivée des personnes aux frontières. La Belgique souhaite aujourd’hui attirer l’attention sur des phénomènes migratoires récents qui ont des conséquences négatives pour les camerounais.

Merveille Tadesue, correspondante pour la Région du Centre 

 

 

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