Cameroun-Gestion des Finances Publiques:Renforcer les capacités de la société civile pour une gestion Financière efficace et transparente

Sur financement de l’Union Européenne et de l’Etat du Cameroun, et sous l’égide de la Plasnocam(Plateforme nationale des organisations de la société civile du Cameroun) Un atelier de renforcement des capacités de la société civile dans le contrôle citoyen des finances publiques s’est tenu à Douala les  18 et 19 Avril à l’hôtel beau rivage de Bonanjo.

L’expression gestion des finances publiques (GFP) sert depuis quelques années de cadre à un débat animé sur les capacités et la réforme des finances publiques dans les pays en développement. L’importance de la GFP découle du rôle central que jouent les finances publiques dans un Etat démocratique désireux de se développer : une politique budgétaire axée sur des objectifs et une gestion budgétaire transparente sont à la base de prestations publiques visant à réduire la pauvreté et à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) dans les pays en développement. Pour ce qui est du contrôle des finances publiques, il compte parmi les tâches clés des parlements. La transparence des finances publiques de même que la participation de la population et de groupements de la société civile à l’établissement du budget témoignent du bon fonctionnement d’un système fondé sur l’obligation des autorités de rendre compte de leur action. A ce titre, des systèmes de GFP transparents et participatifs contribuent à faire respecter les droits humains, au sens d’autonomisation (empowerment). Ils permettent en effet aux citoyens d’influencer et d’adapter les milieux et les institutions politiques afin que ceux-ci servent leurs intérêts, de revendiquer leurs droits et de se faire entendre auprès des élites politiques. Puisque les divers éléments et sous-systèmes abordés dans le débat sur la gestion des finances publiques ont une portée considérable, on tend désormais à parler plus largement de bonne gouvernance financière. On applique alors les principes de la bonne gouvernance au secteur des finances publiques .

C’est dans ce cadre contextuel,que treize réseaux thématiques travaillant dans l’action humanitaire, l’agriculture, la coopération au développement, la décentralisation,l’éducation,l’énergie,l’environnement, la transparence budgétaire, le genre, la jeunesse et la santé et qui tous adoptent une approche basée sur les droits humains et évoluant sur trois réseaux géographiques actifs,notamment l’Adamaoua, le Nord-ouest et le Sud-ouest se sont rencontrés à Douala, dans le but d’instaurer un cadre permanent d’échanges et de concertation entre les faîtières des organisations de la société civile, de renforcer les capacités des organisations de la société civile face aux autres acteurs et de faire le bilan à mi-parcours du contrôle de la gestion publique du Pays.

Pour les diverses raisons présentées ci-dessus, l’efficacité de la gestion des finances publiques dans les pays en développement est au cœur du débat international sur l’augmentation des ressources destinées à la coopération au développement, sur l’efficacité et les risques de nouvelles formes de coopération (notamment les aides budgétaires), ainsi que sur le renforcement de la coordination et de l’harmonisation des activités des donateurs. Un vaste consensus s’est aujourd’hui établi autour de l’idée que pour assurer une mise en œuvre efficace des ressources de la coopération au développement, il importe de confier autant que possible leur gestion aux systèmes et aux structures des pays bénéficiaires. En adoptant la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide en mars 2005, les Etats donateurs et bénéficiaires se sont entre autres engagés à accroître le nombre des pays en développement dotés d’un véritable système de gestion des finances publiques et qui respectent, ou s’efforcent de respecter, les bonnes pratiques internationalement reconnues dans ce domaine. Il n’en demeure pas moins que l’initiative et le pilotage des réformes nécessaires incombent aux pays bénéficiaires. De plus, les donateurs ont convenu de confier la mise en œuvre de leurs contributions aux systèmes nationaux de GFP dans les pays qui respectent déjà les bonnes pratiques en la matière ou ont lancé les programmes de réforme requis. A cet effet, les signataires de la Déclaration de Paris ont convenu de définir ensemble des échelles et des normes, afin de mesurer l’efficacité et le niveau de responsabilité des systèmes de GFP.

Au terme de cette rencontre les Participants ont adoptés des mesures leurs permettant d’être plus efficace sur le terrain et pour s’assurer du respect du contrôle budgétaire.

LE SPHINX

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