Concession Ferroviaire Bolloré/Camrail: Le Plus Grand « SCAM » de L’Histoire Des Privatisations en Afrique
⚫️⚫️⚫️ Vers 1985, le monde connaît une chute des prix des matières premières, pour l’Afrique et surtout le Cameroun dont la principale source de revenus était la commercialisation des matières premières, va voir son économie d’alors florissante, dégringoler, ce qui va conduire l’ensemble des pays membres du FRANÇ CFA vers la dévaluation de celui-ci vers le début des années 90. Pour faire face à ces deux chocs économiques, les pays pays africains, notamment le Cameroun va devoir solliciter l’accompagnement des institutions financières internationales, telles que La Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International tous deux communément appelés: Institutions de Bretton Woods.
Les accords de « Bretton Woods », issus de la conférence de Bretton Woods qui se tient au Mount Washington Hotel, à Bretton Woods, dans le New Hampshire aux États-Unis, du 1er au 22 juillet 1944, sont des accords économiques dessinant les grandes lignes du système financier international de l’après-Seconde Guerre mondiale. Le terme « Institutions de Bretton Woods » (IBW) est utilisé par référence à la Banque mondiale (BM) et au Fonds monétaire international (FMI). S’en suivra un Programme D’ajustement Structurel. L’Ajustement Structurel au Cameroun, comme dans d’autres pays en développement, est basé sur trois grands principes (Banque Mondiale, 1994) : – maintenir un déficit budgétaire bas et un taux de change correct, ceci est obtenu par une grande discipline budgétaire, une privatisation et une dévaluation. La Régie nationale des chemins de fer du Cameroun (Regifercam) est inscrite en 1996 dans le processus de privatisation par l’État camerounais sur recommandation des institutions de Bretton Woods, alors qu’elle présentait un déficit moyen annuel d’exploitation de l’ordre de 4 milliards de francs CFA par an entre 1994 et 1999. Dans ce processus de privatisation, une convention de concession a été signée le 19 janvier 1999, entre L’ÉTAT DU CAMEROUN et le Français Bolloré Transport & Logistics au Cameroun pour une durée de 30 années. La reprise de l’activité ferroviaire est effective depuis le 1er avril 1999.
Cette convention concède à Camrail filiale de Bolloré Transports et Logistics Cameroun:
⚫️L’exploitation technique et commerciale des services de transport ferroviaire ;
⚫️La maintenance, le renouvellement, l’aménagement et l’exploitation des infrastructures ferroviaires ;
⚫️La gestion courante du domaine ferroviaire.
Malheureusement, en 23 ans de Partenariat Public-privé, Camrail n’a construit aucune nouvelle gare, bien au contraire, ils ont supprimé celles déjà existantes, Camrail n’a ajouté aucun centimètre de rail, bien au contraire, ils ont même supprimé des Rails, en gros il n’y a jamais eu une quelconque politique d’extension de l’activité ferroviaire depuis 23 ans. Pire les locaux qu’elle a hérité de L’État du Cameroun n’ont connu que le Changement au niveau de la peinture et des plaques, voici par exemple la Gare Ferroviaire de Douala Bessengue, La gare de Bessengué est inaugurée le 16 juillet 1987. Elle remplace l’ancienne gare de Besséké qui était située près du port. En 1999, cette gare était déjà comme ça, 23 ans plutard vous pouvez voir que:
⚫️Les carreaux qui était déjà là des son inauguration en 1987, sont toujours là, délabrés en 2022,
⚫️Les blocs de bétons ar-més, qui soutiennent la charpente à l’interieur, puisqu’ils n’avaient pas été peint, sont restés ainsi depuis 23 ans,
⚫️Les murs sont sales,
⚫️Zéro Écrans LED comme dans la Gare de Rennes chez Vincent Bolloré, aucune touche de modernité, si vous demandez la WiFi même payante, il y en a pas, les bancs pour attendre son train sont d’une autre époque, absolument rien d’attrayant dans les gares de Camrail.
⚫️ Le Groupe Bolloré Transport & Logistics et sa filiale CAMRAIL, comme ce fut le cas avec le Port Authority of Douala – Pad, C’est 23 ans de Partenariat de dupe, de maintien dans le sous développement ferroviaire, 23 ans d’antiquité, 23 ans d’escro-querie, 23 ans de Ra-cket, de Tromperie et il est temps que ça cesse. Nous voulons que notre réseau ferroviaire ressemble à celui de la France, que les écartements de nos Rails soient comme celui de Brest, Lorient ou Vannes, que nos gares ressemblent à celles de Rennes, Lorient, vannes ou Concarneau, qu’il y ait de la WIFI comme à la Gare de Lyon, Bordeaux ou Strasbourg. Soit ça, soit vous dégagez.
Shance Lion


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