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 Crise à l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle: Retour à l’apaisement

Le comité Ad hoc d’appui à la direction générale pour l’apaisement du climat social a rendu sa copie ce vendredi 11 mars 2022 après une assemblée générale du personnel.

Difficile de déceler une atmosphère de tensions vendredi dernier au siège de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) à Yaoundé. C’est en conversant que le personnel réuni en assemblée générale sort de la salle de réunion. C’était là, la dernière étape de la mission au Cameroun du comité ad hoc d’appui à la direction générale pour l’apaisement du climat social. Ce dernier était composé d’Anacleto Olo Mibuy, président du Conseil de la recherche scientifique et technologique en Guinée équatoriale, de Salmou Gourouza Magagi, ministre de l’Industrie et de l’Entrepreneuriat des jeunes au Niger et de Mohamed Bakayoko, secrétaire général du ministère du Commerce, de l’Industrie et des Pme en Guinée. Tous trois administrateurs de l’Oapi. Ces derniers ont, la veille, rendu une visite de courtoisie au vice-président du conseil d’administration de l’instance, Gabriel Dodo Ndoke, par ailleurs ministre en charge de l’Industrie du Cameroun, avant d’enchaîner une rencontre avec le personnel hors catégorie au siège de l’Oapi. L’assemblée générale à huis clos de vendredi était donc pour tirer les principales leçons de la crise qui aura secouée l’institution mais aussi remobiliser le personnel.
tour à tour, le personnel Hors Catégorie (Directeur Général, Directeur Général Adjoint et Contrôleur Financier) a été écouté. A sa suite, l’ensemble des délégués du personnel ont également été invités à s’exprimer devant les ministres sur les conditions d’un retour définitif à un climat de sérénité. La cerise sur le gâteau de cette visite de travail a sans doute été cette assemblée générale avec l’ensemble du personnel tenue ce vendredi 11 mars 2022, au cours de laquelle la parole a été donnée à qui voulait la prendre.
Au cours de cette rencontre le Président du Comité, M. OLO MIBUY de Guinée Equatoriale, par ailleurs doyen des Administrateurs de l’OAPI a dit l’intérêt que les Etats portent sur cet important instrument d’intégration régional et a invité le personnel à plus de responsabilité afin de ne pas ternir l’image de cette institution. Prenant la parole à son tour, Mme GOUROUZA MAGAGI du Niger s’est félicitée de la très bonne santé de l’Organisation, tout en relevant que des auditions avec toutes les parties prenantes, il lui est apparu substantiellement qu’il n’y avait pas de raison de penser qu’on soit en présence d’une crise du système OAPI, tout au plus un problème mineur lié aux ressentis personnels et aux guerres de positionnement.

S’adressant à la presse à la fin de cette rencontre, les deux ministres ont invité cette dernière à faire le plus large écho de ce que l’OAPI est sur une bonne lancée et que la crise en son sein est définitivement passée.

En rappel, lors d’une session extraordinaire du Conseil d’administration de l’OAPI tenue le 10 décembre 2021 à Cotonou au Bénin, les ministres en charge de l’Industrie des 17 Etats membres, Administrateurs de l’OAPI, avaient décidé de la levée de suspension de Monsieur Denis BOHOUSSOU, le Directeur Général – mettant ainsi fin à la crise – et de la mise en place d’un comité ad hoc composé de trois ministres à l’effet d’apporter un appui à la direction générale pour l’apaisement du climat social.
La fin de la crise a donc été officiellement déclarée à l’Oapi. « Cette organisation a acquis depuis 60 ans la crédibilité, la transparence et la confiance vis-à-vis de ses partenaires et cette organisation a le privilège d’être dans un pays d’accueil comme le Cameroun. On ne peut pas laisser tomber les acquis de l’Oapi pour des questions de querelles intestines », va affirmer d’Anacleto Olo Mibuy. Pour sa collègue du Niger, « ce n’était pas un problème majeur, à partir du moment où les comptes sont bien tenus. L’Oapi est l’une des institutions en Afrique qui, depuis sa création, n’a pas connu beaucoup de problèmes en termes de management.

Mireille Tadesue, Correspondante pour le Centre

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