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Numérique : un allié incontournable dans le développement durable.

Le numérique est bien plus qu’un outil technique , il permet de développer de nouvelles manières de travailler, de s’informer, d’agir et rend possible de nouvelles formes de mobilisation, de collaboration et de partage.

Les technologies numériques et l’innovation sont de plus en plus essentielles au développement humain et à l’édification de sociétés au savoir inclusive.
Le numérique présente de nombreux avantages et facilite la vie quotidienne. Pourtant, il a aussi des impacts néfastes sur la planète et sur ses habitants.
L’impact sur l’environnement : la pollution numérique.

La fabrication des appareils numériques et leur utilisation entraînent des pollutions.

Pour fabriquer et faire fonctionner nos outils numériques, il faut utiliser beaucoup de ressources et de l’énergie dont la combustion rejette du CO2, un gaz responsable du réchauffement planétaire.
En effet, le secteur du numérique consomme énormément d’énergie à toutes les étapes du cycle de vie des produits : de l’extraction des matières premières, à la fabrication des appareils, à leur transport jusqu’à leur utilisation. Toutes ces étapes sont coûteuses en énergie et ont un impact négatif sur l’environnement.
Pour fabriquer nos appareils, des matériaux naturellement présents sur Terre sont nécessaires : les matières premières. Plus de 75 % des émissions de gaz à effet de serre du numérique proviennent de la fabrication des terminaux.

Il faut environ 50 à 350 fois son poids en matière pour produire un appareil électrique. Prenons le cas avec la fabrication d’un ordinateur de 2 kg, c’est 588 kg de matières premières mobilisées ! C’est aussi 114 kg de CO2 sur les 156 kg de CO2 émis sur son cycle de vie.
Tous nos appareils numériques nécessitent des composants issus de minéraux. L’extraction de ces matières premières pour la fabrication des outils numériques épuise les ressources de la planète. Parmi les principales ressources qui composent nos appareils, on retrouve souvent des métaux précieux comme l’or, l’argent, le platine, le palladium.
Pour fabriquer un smartphone, 70 matériaux différents, dont 50 métaux (notamment des métaux rares) sont nécessaires .L’exploitation des mines conduit à la destruction d’écosystèmes et à de multiples pollutions de l’eau, de l’air et des sols.

De leur conception à leur distribution, nos appareils numériques sont transportés à travers le monde, ce qui est source de pollution supplémentaire. En effet, la plupart des appareils sont produits à l’étranger. Par exemple, un smartphone fait en moyenne 4 fois le tour du monde pour être fabriqué.

D’après Madame Muwanga, Responsable Éducation inclusive et des programmes au Bureau Régionale UNESCO en Afrique Centrale :<< Depuis février 2021, l’UNESCO entend Promouvoir une approche du développement numérique réellement multipartite qui respecte les droits humains et les principes d’ouverture et d’accessibilité. De ce fait, l’UNESCO met l’accent sur un usage innovant et transparent des technologies numériques afin de combler la fracture numérique et d’encourager une transformation numérique inclusive qui respecte et protège les droits ». Ce Programme permettra à l’UNESCO d’adopter une approche holistique qui associera renforcement des capacités, suivi des risques, conseils stratégiques et sensibilisation>>affirme-t-elle.
Ce Programme qui vient répondre aux insuffisances notés dans l’usage des NTIC se déroulera à travers le tryptique:Surveillance, prévention des risques potentiels posés par les nouvelles technologies, telles que l’IA, et élaboration des normes éthiques internationales, ainsi que des cadres concrets fondés sur les droits humains, en renforçant les capacités permettant leur mise en œuvre et en luttant contre la discrimination, notamment la propagation des préjugés sexistes, grâce à la technologie.

Comment répondre aux problématiques de recyclage et de préservation de l’environnement…

Pour l’expert André Manga :<<Les Gouvernants doivent pouvoir Continuer à soutenir les évaluations nationales concernant le développement d’Internet et le respect des principes en matière de droits humains, d’ouverture, d’accessibilité et de gouvernance multipartite (DOAM), en appliquant le cadre des indicateurs de l’universalité de l’Internet de l’UNESCO.Celles-ci facilitent l’éclosion d’un entrepreneuriat numérique qui tient compte des possibilités de recyclage et au delà garantie une certaine préservation de l’environnement, tout en assurant un développement inclusif et durable.Pour Cela, il faudra
favoriser le renforcement des compétences numériques au travers de projets tels que l’initiative « YouthMobile », qui initie les enseignants et les élèves au codage afin qu’ils puissent concevoir des applications mobiles en faveur du développement durable et aussi accroître les actions visant à transformer la formation des enseignants à l’aide des technologies numériques, et étendre l’utilisation du Référentiel UNESCO de compétences TIC pour les enseignants afin de renforcer l’apprentissage à l’ère numérique et de contribuer à résorber la fracture numérique et du savoir>> conclut-t-il.

Victor Esso Tiki

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