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Restructuration et Relance du Secteur Culturel après la Covid-19 : Grâce au Bureau Afrique Centrale de l’UNESCO et La Fondation Des Caisses D’épargne Pour La Coopération Internationale, Les Artistes Musiciens et Opérateurs Culturels peuvent recevoir des Financements

C’est la conséquence d’une convention signée entre le Bureau Sous-regionale de L’UNESCO de Yaoundé et la Fondation des caisses d’épargne pour la coopération internationale le 30 Décembre dernier à Yaoundé, en présence des principaux responsables des deux institutions et de nombreux acteurs culturels du secteur des arts et de la culture.

Cet accord de partenariat qui  vise à contribuer à l’avènement d’une filière créative forte et résiliente, capable de contribuer à la structuration du secteur culturel et de l’économie nationale, tout en permettant de promouvoir la culture Camerounaise et d’améliorer la condition de l’artiste est une première en Afrique-Subsaharienne.

Un Secteur Culturel malade après la Covid-19

L’mpact de la crise du Covid-19 sur les filières créatives et culturelles est indéniable.

Une étude effectuée en 2020 par le Cerdotola(Centre Africain de recherche sur les langues et cultures Africaines) et plusieurs organisations du secteur culturel au Cameroun montre l’impact de la Covid-19 sur l’industrie Créative en général et lla musique en particulier.Cette a enquête réalisée auprès de tous l’écosystème d’entrepreneurs et Opérateurs Culturels pour évaluer les premiers impacts de la crise du Covid-19 sur les filières créatives et culturelles montre le désastre d’un secteur qui n’était pas déjà assez structuré avec: l’absence de sociétés de droits d’auteurs viables, du statut de l’artiste, des Fonds de financements de l’industrie culturelle et artistique permanent, la méconnaissance des lois incitatives sur le mécénat par les entreprises privées et publiques, l’insuffisance d’infrastructures de production, distribution et diffusion…Etc. L’objectif visait à dresser un état des lieux de l’activité économique, recueillir les attentes des entrepreneurs et préparer l’avenir.Dans la période complexe actuelle, l’etude a concentré son action sur le soutien aux porteurs de projet en consolidant son activité de suivi et d’accompagnement des entreprises des industries culturelles et créatives (ICC) et aux artistes établis. Le dispositif ainsi mis en place s’adressait donc aux structures connues et acteurs culturels connus.L’étude résumée en 9 points :
Une Centaine d’ entreprises, associations et collectifs analysés existants;
90 % des structures déclarent une perte de chiffre d’affaires supérieure à 80% ;
Toutes n’ont pas bénéficié d’une exonération de loyer durant toute la période active de la Covid-19 ;
La quasi totalité des artistes et créateurs étaient au chômage partiel et aucun Prêt ou aide n’a été accordé par l’État ;
Durant la période de confinement, le télétravail a été au cœur de l’organisation des entreprises, mais ce secteur n’en a pas assez bénéficier du fait d’un Déficit de connaissance ;
Pour les entreprises en forte croissance, l’année 2020 marque une rupture dans leur développement, avec un niveau d’activité identique à celui de 2019 ;
De fortes inquiétudes demeurent sur l’économie des secteurs du spectacle vivant et des médias ;
Les secteurs du design, du numérique et des jeux vidéo traversent plutôt mieux la crise, avec pour même pour certains des progressions d’activité, concequence du télétravail ;
Le modèle économique de cette industrie particulière selon les différents secteurs reste à définir, notamment à y intégrant les revenus issus du digital (Streamings, Digital Live Show, Téléchargements…).

L’impact de la Convention

C’est pour juguler entre autres toutes les problématiques identifiés, lors d’un séminaire en juin 2020 et en s’appuyant sur le secteur pilote de la musique, que l’UNESCO dans le cadre du mouvement mondial Résilier<<Résilience des artistes>>face à la Covid-19 en Afrique Centrale, mobilise des fonds auprès des fondations et partenaires comme La Fondation Des Caisses D’épargne Pour La Coopération Internationale, afin de mettre en exergue ce projet, qui utilisera la microfinance et l’inclusion financière pour soutenir et dynamiser les acteurs du secteur de la Musique et permettre ainsi, le structuration et le développement économique de ce sous-secteur… tout en améliorant les moyens d’existence des artistes et acteurs culturels intervenant dans tout l’écosystème.

Concrètement, il s’agira à travers les activités proposées, de soutenir l’amelioration de l’inclusion financière, de l’éducation financière et entrepreneuriale, et par cela, des conditions cadre du secteur créatif à fort potentiel économique (emplois et revenus) jusqu’à présent exclu du système bancaire, afin de rendre pérenne les finances reçus.
Il permettra aussi de soutenir les Jeunes créateurs, notamment les jeunes filles talentueuses et créatives.

Pour rappel, la convention de l’UNESCO de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, préconise à cet effet l’adoption de politiques et de mesures qui soutiennent les femmes en tant qu’artistes qui créent, produisent, distribuent et ont accès à des biens et des services culturels.
La fragilité structurelle du secteur de la culture, composé essentiellement de travailleurs indépendants et de petites et moyennes entreprises (PME) inscrits dans l’économie, mais exclus des services financiers.

Victor Esso Tiki

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