StartupToute l'Actualité

SangoCoin:La Centrafrique place en Une semaine plus de 20 millions de sango coins pour environ 2,1 million $

Malgré les critiques des institutions financières internationales (BM,FMI), de la banque Centrale d’Afrique Centrale (BEAC) et une certaine dégringolade des marchés mondiaux sur le Bitcoin et autres cryptomonnaies, la première semaine de vente de la cryptomonnaie centrafricaine a suscité de l’espoir.

Sur les 210 millions de sango coins proposés à la vente depuis le lundi 25 juillet par la République centrafricaine, 20,1 millions ont trouvé des acquéreurs en l’espace d’une semaine, d’après les données recueillies sur le site Web officiel dédiée aux marchés de la cryptomonnaies dans le monde(Journal du Coin en Français).

Des placements qui ont rapporté au premier pays africain à avoir adopté le bitcoin comme monnaie légale 2,1million de dollars, le sango coin étant proposé à un prix unitaire de 0,10 dollar.

Décrit comme une « monnaie numérique nationale », le sango coin a été mis en vente avec un investissement minimum de 500 dollars à payer en cryptomonnaies, notamment en Bitcoin et en Ethereum, d’après les données publiées sur sango.org.

Douze autres opérations de vente de sango coins sont prévues, avec des prix qui augmenteront à chaque fois.

Lors de la prochaine vente, durant laquelle le prix unitaire du jeton sango sera fixé à 0,15 dollars, les investisseurs étrangers pourront acheter la citoyenneté pour 60 000 dollars en cryptomonnaies à condition de détenir des sango coins équivalents pendant cinq ans à titre de garantie, et la « e-résidence » pour 6000 dollars détenus pendant trois ans.

Un terrain de 250 mètres carrés est également proposé pour 10 000 dollars aux investisseurs qui acceptent de conserver les sango coins pendant une décennie.

Le Président Centrafricain, Faustin Archange Touadéra, avait annoncé le dimanche 3 juillet, que le sango coin deviendrait « le catalyseur de la tokénisation des vastes ressources naturelles » du pays. Il avait également annoncé le lancement d’une « Crypto Island » présentée comme une zone franche à fiscalité nulle où des palaces, des casinos, un grand stade et un parc aquatique seraient construits.

Dévoilé pour la première fois en mai dernier, le projet sango (une des langues officielles du pays) vise essentiellement à faire de la Centrafrique un hub international d’investissement et de développement de la cryptomonnaie.

Malgré son classement à l’indice de développement Humain (Nations-Unies) qui le classe comme le Deuxième pays le moins développé du monde selon l’ONU, la Centrafrique est devenue en avril dernier, le premier pays d’Afrique et seulement le deuxième au monde (après le Salvador) à adopter le Bitcoin comme monnaie officielle et affiche ses ambitions pour capitaliser sur cette monnaie binaire.

L’adoption de la finance numérique par ce pays déchiré depuis des lustres par une certaine instabilité, avec des groupes armées (qui ont été vaincu ces dernières années par l’armée Centrafricaine et les Russes…), a suscité de fortes appréhensions, notamment de la France qui depuis quelques années est en froid avec Bangui.

Même si certains détracteurs du projet sango le jugent par ailleurs, « irréaliste » dans un pays où le taux de pénétration d’Internet est d’environ 11%, et le taux d’électrification se limite à 14,3%, le gouvernement Centrafricain lui mise sur l’énorme potentiel minier, touristique et écologique du pays pour convaincre les investisseurs.

Victor Esso Tiki

Laisser un commentaire