🇨🇲🎣 Cameroun : une mobilisation urgente contre la pêche illégale
Suspendu d’exportation de ses produits halieutiques vers l’Union européenne depuis 2023, le Cameroun fait aujourd’hui face à un défi majeur : éradiquer la pêche Illicite, Non Déclarée et Non Réglementée (INN). Entre réformes juridiques ambitieuses et réalités de terrain préoccupantes, cette lutte s’impose comme une priorité nationale.


À travers ce dossier spécial, le lecteur est invité à plonger au cœur d’un secteur stratégique où se jouent à la fois la souveraineté maritime, la sécurité alimentaire et la survie de milliers de pêcheurs artisanaux.
Un arsenal juridique en renforcement
Le Cameroun a engagé ces dernières années une série de réformes pour répondre aux exigences internationales. Objectif : sortir du « carton rouge » infligé par l’Union européenne et restaurer la crédibilité du pays sur le marché mondial.
Parmi les avancées notables :
- La modernisation du cadre légal de la pêche
- Le renforcement des sanctions contre les pratiques illégales
- L’instauration de mécanismes de contrôle plus stricts
- Une meilleure coopération avec les partenaires internationaux
Ces efforts traduisent une volonté claire de reprendre le contrôle des ressources maritimes.

Une réalité de terrain alarmante
Malgré ces progrès, la situation reste critique sur le terrain. Les pêcheurs artisanaux, en première ligne, dénoncent :
- La destruction de leurs filets par des navires industriels
- L’intrusion de chalutiers étrangers dans les zones réservées
- La baisse drastique des ressources halieutiques
Résultat :
raréfaction du poisson
hausse des prix
précarisation des communautés côtières
La pêche INN représenterait des pertes considérables pour l’économie nationale, tout en fragilisant l’équilibre social.
Des défis structurels persistants
Le combat contre la pêche illégale se heurte encore à plusieurs obstacles :
- Insuffisance des moyens de surveillance maritime
- Manque de coordination entre institutions
- Usage de pavillons de complaisance
- Difficulté à tracer certaines activités en mer
Les « navires fantômes » continuent d’exploiter les failles du système, échappant souvent aux contrôles.
Une mobilisation collective indispensable
Face à cette urgence, une approche inclusive s’impose. L’État, les organisations internationales, les ONG, mais aussi les acteurs locaux doivent conjuguer leurs efforts.
Le rôle de structures comme :
- le Ministère de la Pêche
- la Marine nationale
- les autorités portuaires
- les partenaires techniques et ONG
est désormais crucial pour garantir une gestion durable des ressources.
Pourquoi cela nous concerne tous
Le secteur halieutique camerounais représente :
- des centaines de milliers d’emplois
- une source essentielle de protéines pour la population
- un levier économique stratégique
Lutter contre la pêche INN, c’est donc :
protéger l’économie nationale
préserver l’environnement marin
assurer la sécurité alimentaire
Un dossier au cœur des enjeux
Ce travail d’investigation, réalisé par André Naoussi, Leocadia Bongben et Boris Ngounou, membres du réseau MEFAR (Media for Fish and Animal Resources), avec le soutien de l’ONG AMCO, met en lumière les défis, mais aussi les espoirs d’un secteur en pleine mutation.
Invitation à l’action et à la réflexion
Ce dossier se veut une invitation à comprendre, débattre et agir. Car au-delà des chiffres et des politiques publiques, c’est l’avenir des ressources marines camerounaises — et des générations futures — qui est en jeu.
La lutte contre la pêche illégale n’est plus une option. C’est une urgence nationale.


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