RÉSEAUX SOCIAUX:NON A UN INTERNET BÊTE ET MECHANT
Il devient urgent de légiférer sur l’utilisation des réseaux sociaux par les Africains en général et les Camerounais en particulier. Il faut adapter les législations pénales existantes aux dérives dont ces espaces de liberté sont devenus le théâtre. Il faut également une police spécialisée dans cette zone de non droit. Partisan de la liberté, j’en formule la demande de mauvaise grâce mais on n’en peux plus.
Est-ce un progrès que de vivre dans une société certes libre mais si violente qu’elle en devient inhabitable ? Il paraît que l’époque est à la méchanceté gratuite, ordinaire et jubilatoire. Et nous y avons contribué, car nos centres d’intérêt ont changé – et ont régressé – du public au privé, de la bienveillance à la malveillance, du bon goût à la vulgarité, de l’élégance au trash, du débat d’idée aux clash, de la libre expression au délit d’opinion. Ça irait mieux si nous arrêtions de partager des images et des textes portant atteinte à l’honorabilité des personnes. L’affaire du maire de Mbalmayo au Cameroun(Je n’ai pas la force d’en rappeler les faits) en est la consternante illustration.
Le harcèlement et le chantage exercé à l’encontre des personnalités ne peuvent plus durer. J’exhorte Samuel Eto’o a déposer plainte contre ceux qui le diffament, le harcèlent à longueur de journée. Ceux qui ont détruit Gaëlle Enganmouit courent toujours en attendant leur prochaine victime.
Si le législateur et la justice ne s’en saisissent pas rapidement, je crains que l’on n’en arrive à laisser à la justice privée le soin de régler leur compte aux haters calomniateurs et autres maîtres-chanteurs déguisés en « lanceurs d’alerte ». Nul ne le souhaite mais la nature reprendra ses droits.
Georges Dougueli


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