COP27: C’est le Branle-bas dans toutes les délégations participantes
Avec la Collaboration de l’Envoyé Spéciale à Sharm El Cheikh en Égypte, Cindy Carmen ENDOMBA
Conférence sur les changements climatiques, la Cop27 s’ouvre lundi prochain. En attendant l’ouverture officielle, les différents groupes tiennent des réunions préparatoires pour établir leurs Agendas. Depuis ce matin c’est le G77 et la Chine qui réfléchissent sur les différents points importants à rendre prioritaires lors de cette Cop qu’ils pensent être celle de l’action véritable. Mais avant eux, c’est le groupe Afrique qui s’est réuni les 1er et 2 novembre avec pour objectif d’augmenter les ambitions sur les points clés qui sont les leurs.
Parmi les points clés du groupe Afrique, il y’a bien évidemment le financement des différentes problématiques que sont l’adaptation, les pertes et préjudices, l’agriculture, le renforcement des capacités, le transfert de technologie et l’atténuation. Il faudra pour cela que les négociateurs soient déjà bien prêts et précis sur leurs positions et leurs propositions. Même s’il est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de représentants de délégués du groupe Afrique, ce qui est vraiment dommage. C’est le cas du Cameroun par exemple qui, pour cette semaine de préparation des positions des grands groupes de la Cop27, n’est représenté que par le seul point focal changement climatique Timothee Kagonbe et le point focal genre sur le climat, Clorine Mokom , qui sont eux-mêmes débordés par les demandes d’accréditation. Les positions des négociateurs avancent pourtant sur les questions clés, et comment les présenter sans que les unes ne prennent le dessus sur les autres. Sur des thématiques sensibles qui traînent a progresser comme les pertes et préjudices, le travail technique doit absolument se faire cette semaine. Les questions de transfert de technologie, en accord avec l’organe subsidiaire du conseil scientifique et technologique le SBSTA , ne sont pas en reste. Tout comme les questions des plans nationaux d’adaptation conformément à l’organe subsidiaire de mise en œuvre, le SBI.l
Au regard des multiples plaintes des pays africains, on peut dire que les négociations s’annoncent houleuses. L’Afrique du sud parle par exemple des millions de dollards du fonds d’adaptation qui restent invisibles. Le Niger parle d’un attentisme et d’un espoir en pointillé qui ne laissent entrevoir aucun éclairci à l’horizon, pour une Cop censée être celle de la mise en œuvre des promesses faites depuis Paris.
Pour les différents pays, il faut véritablement réfléchir sur la meilleure posture à adopter par l’Afrique, pour amener les pays développés à respecter enfin leurs engagements.
Line Renée Batongue


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