Cameroun/Dommages liés à la corruption en 2021 : l’État a encouru un déficit de 43,9 milliards de FCFA
Le rapport de situation anti-corruption a été officiellement présenté à Yaoundé ce 10 novembre 2022 par le Président de la Commission, le Révérend Dr Dieudonne Massi Gams.
Le rapport 2021.
Le rapport 2021 sur la campagne anti-corruption au Cameroun a été officiellement présenté au public par la présidente de la Commission nationale anticorruption (CNLC), le révérend Dr Dieudonne Massi Gams. D’après le rapport, le montant total des dommages liés à la corruption subis par l’État pour l’année dernière s’élève à 43 milliards 947 millions 794 mille 138 francs CFA. L’année précédente (2020), dommages et intérêts s’élèvent à 17 milliards 611 millions 274 mille 184 francs FCFA. Les dommages de cette année représentent une augmentation de plus de 26 milliards de FCFA. Cela s’explique par les enquêtes menées par la Commission anticorruption ainsi que par les décisions du Conseil de discipline budgétaire et financière et du Tribunal pénal spécial.
Vingt-sept ministères, dix tribunaux, sept organisations de la société civile, trois institutions d’audit, deux organismes de réglementation et un groupe religieux ont contribué à l’élaboration du rapport. Le même rapport souligne en outre que les pertes financières encourues par l’État du Cameroun pour 2021 telles qu’évaluées par les enquêtes menées par la CONAC s’élèvent à 24 milliards 801 millions 575 mille 471 francs, dont 24 milliards de FCFA 249 millions 045 mille 479 francs sont liés aux irrégularités constatées à la Société camerounaise de recouvrement de créances (SRC).
Dans son discours liminaire, le Président de la CONAC a noté que l’institution a reçu un total de 6 705 signalements d’actes de corruption en 2021.
Sur la base de plaintes, le Révérend Dr Dieudonne Massi Gams a déclaré que l’on peut conclure que la corruption est particulièrement répandue dans onze secteurs d’activités, dont l’éducation, la finance (douanes, fiscalité, trésorerie), le commerce, l’administration territoriale, le commerce, les biens de l’État et le régime foncier, la santé et la justice.Les pratiques les plus fréquemment dénoncées sont : le paiement d’argent pour les signatures de certaines autorités administratives et municipales, la demande abusive dans la vente de terrains privés de l’Etat et bien d’autres.
Le rapport révèle que la corruption est particulièrement décriée dans les secteurs de l’administration territoriale, les collectivités territoriales décentralisées, le commerce, les domaines et affaires foncières, l’éducation, les finances, etc.
Merveille Tadesue, Correspondante pour le Centre


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