Cameroun/Société :Changement climatique , un atelier pour renforcer les capacités des femmes de l’Afrique Centrale
Un atelier sur l’évaluation de la première phase du programme « Central Africa women’s initiative se tient depuis ce mardi 12juillet à Yaoundé et s’achève ce jeudi 14juillet 2022.
Cet atelier a pour objectif d’évaluer la première phase des activités du programme WICA. Il est surtout question de faire le point de son implémentation et recueillir le feelback de la part des participants: échanger sur les leçons apprises, consolider les actions prioritaires pour les prochaines phases du programme. Les travaux seront sanctionnés par la remise des attestations aux participantes.
Le programme lancé par le service forestier américain a pour but de renforcer les capacités des jeunes femmes de l’Afrique Centrale sur la question de changement climatique et leur implication dans l’action climatique. “Elles ont fait un programme de formation pendant 12 mois et cet atelier qui durera 3 jours c’est l’opportunité de remettre leurs diplômes et aussi faire le bilan de la première phase du programme”, a expliqué le Dr René SIWE de l’US Forest Service.
Pour lutter de façon efficace contre le changement climatique l’UNFS-IP s’est donné pour mission de renforcer les capacités et l’engagement des femmes de l’Afrique Centrale dans le processus du changement climatique pour augmenter leurs ambitions et actions sur la question du changement climatique. “L’importance des femmes sur les questions de changement climatique a été plusieurs fois déjà mentionnée, les femmes sont considérées comme le groupe qui est fortement impliqué sur le changement dans une région comme celle de l’Afrique Centrale où le rôle de la femme, surtout en ce qui concerne l’utilisation des ressources naturelles et des matières premières primordiales. C’est l’une des raisons pour lesquelles elles sont les plus impactées par la question du changement climatique et en plus de ça, dans tous nos différents programmes qui concernent la gestion des ressources naturelles, on note en général une faible implication des femmes et nous voulons aussi saisir cette opportunité pour renforcer leurs capacités dans l’optique d’améliorer leurs implications dans le processus à l’action climatique”, a-t-il souligné.
Pour l’année 2022, près de 103 femmes ont eu des formations en présentiel et en ligne, pour se conformer à l’accord de Paris, qui prévoit qu’il faut accorder une place de joie au genre, notamment l’aspect féminin. C’est dans ce cadre que l’US Forest Service accompagne les Gouvernements de l’Afrique Centrale dans la formation des jeunes filles dans le domaine des inventaires de gaz à effet de serre. “Il faut dire que les inventaires de gaz à effet de serre sont très importants dans la mise en oeuvre de l’accord de Paris, parce que c’est à travers ces inventaires de gaz à effet de serre que vous pouvez faire le suivi des engagements que vous avez pris devant la communauté internationale. Si je prends l’exemple du Cameroun qui a décidé de réduire ses productions de 35% d’ici 2030. Qu’est-ce qui va nous permettre de savoir que pendant les 5 premières années nous avons déjà réduit les gaz à effet de serre. Ce sont les inventaires des gaz à effet de serre dans les différents domaines et pour avoir ces gaz à effet de serre, c’est un travail scientifique énorme. Les pays n’ont pas assez d’expertises dans ce domaine, voilà pourquoi on a voulu former des femmes et en plus des jeunes dames qui pourront être des alliées véritables pour les gouvernements”, a relevé le point focal CCNUCC du Cameroun, Timothée KAGONBE.
L’USFS-IP accompagne les Gouvernements du Cameroun, de la République Démocratique du Congo, du Gabon et de la République du Congo dans leurs efforts pour réduire l’émission du gaz à effet de serre.
Merveille Tadesue, Correspondante pour le Centre


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