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🇨🇮🇧🇪🇪🇺CLIMAT : À BRUXELLES, PAULIN CLAUDE DANHO PLAIDE POUR UN NOUVEAU PARTENARIAT AFRIQUE-EUROPE FONDÉ SUR LA RÉSILIENCE

Présent au Sommet Climate Chance Europe 2026 à Bruxelles, le Vice-gouverneur du District Autonome d’Abidjan, le ministre Paulin Claude Danho, a porté la voix des collectivités africaines dans les débats sur l’adaptation climatique. Face à l’intensification des risques environnementaux, l’élu ivoirien appelle à une refonte des mécanismes de coopération entre l’Afrique et l’Europe, davantage centrés sur les territoires et les solutions locales.

Réunis dans la capitale belge les 8 et 9 juin, responsables politiques, experts du climat, représentants des collectivités territoriales et bailleurs internationaux ont tenté de dessiner les contours d’une nouvelle gouvernance climatique mondiale lors du Sommet Climate Chance Europe 2026.

Parmi les délégations africaines les plus remarquées figurait celle du District Autonome d’Abidjan, conduite par son Vice-gouverneur, le ministre Paulin Claude Danho. Dans un contexte où les villes africaines figurent parmi les plus vulnérables aux effets du changement climatique, l’ancien ministre ivoirien des Sports a défendu une approche donnant davantage de responsabilités et de moyens aux collectivités locales.

Les villes africaines en première ligne

L’un des principaux enseignements du sommet a été l’adoption de la Déclaration de Bruxelles, document stratégique qui appelle les États et les partenaires internationaux à renforcer le rôle des gouvernements locaux dans les politiques d’adaptation et de résilience.

Une orientation qui rejoint les préoccupations de nombreuses métropoles africaines confrontées à une urbanisation rapide, à la montée des risques d’inondation, à l’érosion côtière et à la pression croissante sur les infrastructures urbaines.

Pour Paulin Claude Danho, les territoires ne doivent plus être considérés comme de simples bénéficiaires des politiques climatiques, mais comme des acteurs centraux de leur mise en œuvre.

« L’adaptation climatique est désormais un pilier essentiel de l’action mondiale », a-t-il affirmé devant les participants, insistant sur la nécessité de rapprocher les mécanismes de décision des réalités vécues par les populations.

Vers une nouvelle architecture de coopération

Au-delà des questions environnementales, les échanges ont mis en lumière l’évolution des relations entre l’Afrique et ses partenaires européens.

Dans son intervention, le Vice-gouverneur d’Abidjan a salué l’action de partenaires tels que l’Agence française de développement et l’Union européenne, engagés dans le financement et l’accompagnement des projets territoriaux africains. Mais il a également plaidé pour une transformation plus profonde de la coopération internationale.

« Nous devons passer d’une logique de coopération pour l’Afrique à une logique de coopération avec l’Afrique », a-t-il déclaré, résumant une revendication de plus en plus portée par les responsables africains dans les enceintes internationales.

Cette approche vise à favoriser davantage de co-construction des projets, un partage équilibré des connaissances et une participation accrue des collectivités africaines à la définition des priorités climatiques.

Le défi du financement climatique

Comme lors de nombreuses rencontres internationales consacrées au climat, la question du financement est demeurée au cœur des discussions.

Les collectivités africaines continuent de dénoncer l’écart entre les engagements annoncés et les ressources effectivement mobilisées pour soutenir les projets d’adaptation. Or, selon plusieurs experts présents à Bruxelles, les besoins du continent devraient fortement augmenter au cours des prochaines décennies sous l’effet de l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes.

Dans ce contexte, Paulin Claude Danho a appelé à la mise en place de mécanismes innovants capables de répondre aux réalités des territoires africains. Il a notamment insisté sur le développement de systèmes d’alerte précoce performants, la modernisation des infrastructures urbaines et l’accès direct des collectivités aux financements climatiques internationaux.

Abidjan veut jouer un rôle moteur

Déjà engagée dans plusieurs programmes de résilience urbaine et d’aménagement durable, la capitale économique ivoirienne entend renforcer son positionnement au sein des réseaux internationaux de villes engagées dans la transition climatique.

Pour le District Autonome d’Abidjan, l’enjeu dépasse les frontières nationales. La ville souhaite contribuer à l’émergence d’une véritable alliance Afrique-Europe capable d’apporter des réponses concrètes aux défis climatiques communs.

« La résilience de l’Afrique renforcera également celle de l’Europe », a rappelé Paulin Claude Danho, soulignant l’interdépendance croissante des deux continents face aux risques environnementaux, migratoires et économiques liés au réchauffement climatique.

À Bruxelles, le message porté par le représentant ivoirien s’inscrit ainsi dans une tendance de fond : celle d’une Afrique qui ne se présente plus uniquement comme un continent vulnérable face au changement climatique, mais comme un partenaire stratégique dans la construction des solutions globales de demain.

VICTOR ESSO TIKI 

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