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🇨🇲DOUALA 2ÈME | LE PARI SUR LE CAPITAL HUMAIN-EXCELLENCE SCOLAIRE : QUAND UNE MAIRIE INVESTIT DANS LA PROCHAINE GÉNÉRATION

Plus de 1 360 élèves récompensés, plus de 2 000 enfants accompagnés pendant les vacances : à Douala 2ème, l’éducation s’installe au cœur de la stratégie sociale municipale. Derrière les kits scolaires, une ambition plus vaste se dessine : transformer le mérite en moteur de mobilité sociale et faire du capital humain le premier actif de la commune.

DOUALA — 9 SEPTEMBRE 2026.
Il y a des cérémonies qui distribuent des récompenses. Et puis il y a celles qui racontent une vision.

Mercredi 9 septembre, le Stade municipal David Dagobert Fampou a accueilli une édition spéciale de la cérémonie de l’Excellence scolaire de la commune d’arrondissement de Douala 2ème. Au total, plus de 1 360 élèves ont reçu des kits scolaires, sous l’impulsion du maire Me Denise Fampou.

Mais le chiffre le plus révélateur est ailleurs.

En intégrant les 400 stagiaires encadrés pendant les vacances et les 350 enfants mobilisés autour du Tournoi de la paix, la municipalité revendique désormais plus de 2 000 enfants accompagnés au cours de cette période.

Derrière la statistique se trouve une philosophie : investir tôt dans l’enfant pour produire demain davantage de citoyens autonomes, compétents et responsables.

LES CHIFFRES QUI RACONTENT L’OPÉRATION

+1 360
Élèves primés lors de l’édition spéciale de l’Excellence scolaire.

+2 000
Enfants encadrés ou accompagnés pendant les vacances.

400
Stagiaires ayant bénéficié d’un encadrement.

350
Enfants mobilisés autour du Tournoi de la paix.

17 167 344 FCFA
Montant consacré à la 17ème édition du « paquet minimum ».

3 388 344 FCFA
Part financée sur les fonds propres de la mairie.

+90 %
Taux de réussite annoncé au primaire.

2026-2027
Nouvel objectif : dépasser ce seuil.

17 MILLIONS DE FCFA POUR SOUTENIR L’ÉCOLE

L’opération ne commence pas avec la cérémonie du 9 septembre.Quelques jours auparavant, la municipalité avait procédé à la remise du « paquet minimum » aux écoles primaires de l’arrondissement, pour une enveloppe globale de 17 167 344 FCFA.

Sur ce montant, 3 388 344 FCFA proviennent des ressources propres de la mairie.

Dans un environnement où les dépenses liées à la scolarité pèsent lourdement sur les budgets des ménages, cette intervention municipale prend une dimension économique autant que sociale.

Car derrière chaque cahier, chaque sac ou chaque fourniture se trouve une question fondamentale : combien d’enfants peuvent réellement commencer une année scolaire dans des conditions équitables ?

La réponse ne relève plus uniquement de l’État central ou des établissements scolaires. Les collectivités territoriales s’affirment progressivement comme des acteurs de proximité du développement humain.

LE MÉRITE COMME CAPITAL SOCIAL

À Douala 2ème, la logique est double.

Récompenser ceux qui réussissent. Soutenir ceux qui risquent d’être laissés derrière.Cette approche permet d’éviter un piège fréquent des politiques d’excellence : transformer la récompense du mérite en mécanisme d’exclusion.

La municipalité entend au contraire prolonger l’opération auprès des enfants et personnes défavorisés.

« Nous avons également des enfants, des personnes défavorisées, à qui nous remettons également les kits scolaires », a expliqué le maire Denise Fampou, annonçant que cette action se poursuivra dans les prochains jours afin que l’ensemble de Douala 2ème soit couvert.

C’est ici que l’opération change de dimension.L’excellence devient une vitrine. La solidarité, son socle.

19 ANS APRÈS : UNE POLITIQUE MUNICIPALE QUI PLACE LA JEUNESSE AU CENTRE

Pour Denise Fampou, cette politique s’inscrit dans la continuité d’un mandat de près de 19 années à la tête de la commune.La maire met notamment en avant deux axes : l’assainissement et la jeunesse.

Cette longévité municipale donne à l’opération une dimension particulière. Elle permet de mesurer l’éducation non comme une action ponctuelle, mais comme un chantier de long terme.

« Nous sommes déjà à plus de 90% du taux de réussite au niveau du primaire, et nous comptons aller plus », affirme-t-elle.

L’ambition est même d’augmenter encore le nombre d’enfants récompensés.Objectif annoncé : se rapprocher des 2 000 enfants primés.

L’APPEL DU SOUS-PRÉFET : L’ÉCOLE EST UNE AFFAIRE DE FAMILLE

Le sous-préfet de Douala 2ème, Stéphane Nké Ndjana, a salué la mobilisation autour de l’opération.Mais son intervention a surtout rappelé une vérité souvent oubliée : une politique éducative ne peut réussir sans l’implication des familles.

Son appel aux parents vient compléter celui adressé aux enseignants.

L’école transmet les connaissances.
La mairie crée des conditions d’accompagnement.
L’enseignant détecte et développe les potentiels.
Mais les parents donnent à l’enfant son premier environnement de travail, de discipline et d’encouragement.Cette chaîne de responsabilité est déterminante.Le véritable enjeu n’est donc pas seulement d’obtenir 90 % de réussite.

C’est de construire un écosystème capable de maintenir cette performance dans la durée.

LE PROCHAIN DÉFI : FAIRE MIEUX QUE 90 %

Le cap est désormais fixé pour l’année scolaire 2026-2027 : dépasser le taux de réussite de 90 % annoncé au primaire.

C’est un objectif à la fois pédagogique et politique.

Une fois la barre des 90 % franchie, le défi change de nature. Il ne s’agit plus simplement d’améliorer un indicateur, mais de comprendre comment consolider la qualité de l’apprentissage, réduire les écarts entre établissements et garantir que les performances profitent au plus grand nombre.

C’est précisément à ce niveau que la politique municipale devra être observée dans les prochaines années.

 LE VRAI INVESTISSEMENT EST CELUI QUI GRANDIT

Une route se construit en quelques mois.Un bâtiment peut être inauguré en quelques années.Mais un enfant se construit sur une génération.C’est ce qui donne à l’opération de Douala 2ème une portée qui dépasse largement la valeur financière des kits distribués.Un sac scolaire ne change pas à lui seul une destinée.

Mais le geste qui consiste à remettre ce sac à un enfant en lui disant qu’on croit en lui peut changer son rapport à l’école, à l’effort et à son propre avenir.C’est là que réside le véritable rendement de cet investissement.Il n’est pas immédiatement financier.Il est humain, social et générationnel.

L’enfant qui reçoit aujourd’hui un kit scolaire peut devenir demain celui qui créera une entreprise, enseignera à son tour, soignera une population, construira une infrastructure ou dirigera une institution.

Autrement dit, le retour sur investissement de l’éducation ne figure pas dans les comptes de l’exercice budgétaire suivant. Il se mesure dans la trajectoire d’une génération.

À Douala 2ème, la municipalité a donc choisi de miser sur un actif dont la valeur ne cesse de croître : le capital humain.

Et si l’histoire économique enseigne quelque chose, c’est que les territoires qui investissent durablement dans leurs enfants finissent tôt ou tard par récolter les dividendes de cet investissement.

Aujourd’hui, 1 360 élèves reçoivent des kits.
Demain, c’est toute une génération qui pourrait en porter les fruits.

VICTOR ESSO TIKI 

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