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Coopération Cameroun-Japon: 1,7 Milliards de FCFA pour Renforcer la Stabilisation et la Sécurité Humaine dans le Bassin du Lac Tchad 

Le Japon et le PNUD Cameroun ont signé jeudi dernier un partenariat, dans le but de contribuer à la facilité régionale du Cameroun, le Tchad et le Niger. Cette cérémonie de signature de convention s’est tenue dans la salle conférence du Programme des Nations Unies pour le Développement a Yaoundé, en présence de l’ ambassadeur du Japon au Cameroun S.E Takaoka Nozomu , du Représentant Résident du PNUD au Cameroun Aliou Mamadou Dia , du Gouverneur de la région de l’Extrême-Nord Midjiyawa Bakary et bien d’autres institutions. 

3.036 millions de dollars soit 1,7 milliards de FCFA, c’est le montant que le gouvernement du Japon va contribuer pour la deuxième fois, à la Facilité Régionale de la Stabilisation (RSF) dans la région du bassin du Lac Tchad .

L’objectif majeur de cette signature de convention ,est de lancer officiellement les composantes financées par le budget supplémentaire du Japon pour le compte de la facilité et la stabilisation et de promouvoir une collaboration stratégique pour la mise en œuvre du projet. Cela s’ajoute à la contribution de 260 millions de yens au guichet national du Cameroun sous RSF en début de l’année 2022. La dite contribution soutiendra la restauration des infrastructures sociales et productives de base, ainsi que les possibilités de subsistance et les activités de cohésion sociale dans les trois pays cibles (Cameroun, Tchad et Niger).

Pour le Représentant Résident du PNUD au Cameroun le but est d’aider les populations à se remettre et surtout de créer les conditions de retour à la vie normale.

<< C’est une contribution faite par le Japon pour la Facilité Régionale . Ça permet de travailler ensemble pour les questions transfrontalières, ceci va permettre aux pays concernés de continuer le travail enclenché >>, a précisé Aliou Mamadou Dia.

Depuis quelques années, la région du Lac Tchad fait face à une crise multidimensionnelle, avec l’insécurité continue liée à la violence perpétrée par les fractions de Boko Haram et les catastrophes naturelles qui entraîne des pertes en vie humaine, l’insécurité alimentaire et qui augmente également le taux d’exode rural. Les communautés frontalières au Cameroun, au Tchad et au Niger connaissent une faible croissance socioéconomique. C’est en réponse à cela que le Pnud a développé une stratégie de développement pour la région du bassin du Lac Tchad depuis juillet 2019. << Nous travaillons aussi avec les différentes orientations du forums des gouverneurs et sous l’œil de l’ensemble des gouvernements de ces régions là. Je profite également pour remercier le Japon d’avoir accompagner le Cameroun pour la Stabilisation et le relèvement des régions en crises durant ces trois dernières années >>, a renchérit Aliou Mamadou Dia.

Le gouvernement japonais apporte son appui de manière constante au développement socioéconomique des régions en crises au Cameroun ( Nord-ouest, Sud-Ouest , Extrême-Nord et au Nord , de façon plus générale le bassin du lac Tchad. Lors de son discours de circonstance, le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord par ailleurs président du forum des gouverneurs du bassin du Lac Tchad, Midjiyawa Bakary n’a pas manqué de remercier le Japon pour son appui constante qu’il apporte à la région du bassin du Lac Tchad . Le patron de cette région a également rassuré que, cette deuxième dotation va arriver chez les différents destinataires et ausso à l’utilisation parfaite des fonds, dont l’objectif est d’abréger les souffrances des populations.

<<le premier don qui avait été débloqué à servi . À la date du 30 mars , il n’est resté aucun fond dans le compte . tout est allée dans la construction, à la réhabilitation des écoles , des postes forestiers, l’accompagnement des agriculteurs et éleveurs et des jeunes, qui, par le passé, avaient adhéré à la secte Boko Haram >>, a expliqué Midjiyawa Bakary.

Ce financement va sans doute contribuer à l’amélioration du contrat social entre l’ État et ses citoyens dans les zones touchées. Le projet propose une contribution de 12 mois à RSF, qui est centrée sur l’amélioration des infrastructures, la coopération transfrontalière et la coordination et le dialogue au Cameroun, Tchad et Niger.

Merveille Tadesue, Correspondante pour le Centre

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