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AFFAIRE MARTINEZ ZOGO : AMOUGOU BELINGA OÙ L’ AGNEAU EXPIATOIRE DE LA PRESSE CAMEROUNAISE…

Ferrons nous de Martinez un martyr ? 

Lorsque le nom du coupable sera sur la place publique, la presse sera t-elle de meilleure qualité ? L’ éthique sera t-elle de retour? Affamer la presse n’est-il pas le signe premier d’un mépris d’une certaine idée de la République ? 

Apres le hashtag #justicepourmartinez, les états généraux de la communication restent une opportunité à saisir. L’enlisement dans les basses sphères de notre société tient-il d’un misérabilisme congénital?

Nous sommes nous tellement habitué à cette routine assassine que nous n’osons dire merde.

Nous avons plus peur de la pauvreté que du mensonge. Oui, nous avons tellement peur d’avoir faim que nous saisissons la moindre opportunité pour nous éloigner des incertitudes et les prévaricateurs le savent.

Nous ne réclamons pas justice pour Martinez, nous voulons juste voir cette « ordure » d’ Amougou Belinga dans la boue, nous avons juste besoin de savoir que les arrogants peuvent être trainés devant les tribunaux.

Cela nous rend « justice » à nous mais pas à Martinez. Il nous faut des coupables, les ministres, les chauffeurs, les prostituées, les épouses, les intimes, nous voulons les voir baigner dans leurs immondices. C’est presqu’orgasmique.

Melissa est désormais un prénom de catin matérialiste, au même titre que ces autres sœurs qui n’ont de mérite que leur plastique. Nous en rions. Beaucoup découvrent la ligne 94, 65 etc…

On réclame notre part et non la justice, nous n’avons pas eu les miettes, en plus nos cousins n’ont pas eu l’occasion de livrer les parpaings de l’immeuble Ekang.

Les symboles rien que des symboles et la misère reste là.

Nous n’avons pas besoin de Martyrs, nous voulons juste nous souvenir que le camp d’en face est vulnérable. La Japap Nation est cruelle et cynique.

La mémoire de Zogo, n’est pas le souci de la profession, d’abord, ils ne l’ont jamais véritablement considéré comme un des leurs. Il y a un message à passer, une occasion de rééquilibrer le rapport de force.

On ne parle pas de la famille éprouvée. On est suspendu à quelques images du SED.

D’un ZOGO à un autre, la JAPAP NATION avance.

 

Eric Akam

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