FIDÉLITÉ : L’ARGENT DANS LE COUPLE

À l’occasion d’une conférence débat sur ce sujet le samedi 25 septembre 2021, dans un auditorium à Douala Baptisé »La récollection des fiancés » sur le Thème *L’ARGENT DANS LE COUPLE.*Nous avons fait parlé plusieurs experts et couples sur le partage de leurs expériences et vous livrons le résultat.

Le cas pratique était centré sur un jeune couple qui éprouvait des divergences quant à la gestion de leur revenu et il était question de les aider à établir un budget familial.

L’argent est, avec la sexualité, l’un des sujets récurrents de conflits dans le couple. En réalité les conflits récurrents sur la gestion des finances et des biens du couple révèlent des problèmes plus profonds en amont.

1. Le problème ne vient pas nécessairement de la quantité (les époux les plus nantis en arrivent à se déchirer sur l’argent autant que les autres), mais principalement de l’absence d’un projet commun pour lequel l’argent doit être mis au service. Si l’on n’a pas de perspectives de vie commune, si la relation se transforme en une juxtaposition d’intérêts personnels (chacun cherchant à se réaliser de son côté), si l’on ne vit pas l’unité matrimoniale (fidélité), alors on ne peut pas être d’accord sur l’argent. C’est pourquoi l’argent est un bon indicateur du degré d’unité d’un couple : plus les conjoints sont véritablement unis, moins ils se déchirent sur l’argent. *L’argent ne précède ni ne fait l’unité d’un couple, il en est l’une des expressions.*

Ainsi, _l’argent devrait être perçu non comme un but à atteindre mais plus tôt un moyen pour réaliser le projet de vie du couple._

2. Pour y parvenir il est primordial que chacun identifie son rapport à l’argent (psychologie de l’argent). Une personne dépensière par exemple pourrait justifier cela par une enfance pénible jonchée de privations (je dépense énormément pour compenser les périodes difficiles où je n’avait pas les moyens de m’offrir certaines choses).
A contrario, une personne ayant grandi dans l’opulence pourrait avoir tendance à devenir radin par peur de perdre l’argent qui pour lui symbolise une certaine sécurité affective.

3.Il convient de toujours faire la distinction entre les _besoins primaires_ ou prioritaires et ceux qui sont _secondaires_, les premiers étant ceux qui sont vitaux (alimentation par exemple), engagent l’avenir des enfants (éducation), ou servent à établir matériellement une communauté de vie (loyer, eau, électricité, etc.). Il y a des dépenses qui, bien que n’étant pas nécessairement sans importance pour l’harmonie du foyer, sont néanmoins secondaires par rapport aux autres : les cadeaux, les célébrations, la décoration, etc.

4. Par ailleurs, La transparence dans le domaine financier est à la fois un facteur et un signe d’unité dans un couple.
C’est en effet une expression élevée de la confiance mutuelle à laquelle sont parvenus les conjoints. C’est sans doute alors le signe d’un amour mature et d’un engagement total des époux à bâtir une communauté de vie irrévocable. Cette confiance mutuelle implique d’elle-même une mise en commun des ressources financières.

5. Enfin les conflits sur l’argent viennent souvent des attentes des belles-familles vis-à-vis de l’un ou l’autre conjoint. Certes, les époux ne vivent pas reclus, ils sont appelés à exprimer leur solidarité envers les nécessiteux et envers leurs familles d’origine, mais cela ne peut se faire au détriment de leur propre projet de vie. Il s’agit dans cette perspective, d’intégrer le principe de l’ordre dans la charité (attention cependant : la situation des parents est particulière quand il s’agit de leurs besoins vitaux comme la santé).

VICTOR ESSO TIKI/ECOLE DES FIANCÉS

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