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Le Burundi et Sao Tomé-et-Principe rejoignent Africa Finance Corporation 

Impulsée par la Banque africaine de développement, Africa Finance Corporation (AFC) continue de se renforcer. L’institution financière de développement panafricaine a annoncé dans un communiqué que le Burundi et Sao Tomé-et-Principe sont respectivement devenus ses 41e et 42e États membres. 

Cité dans la note susmentionnée, Samaila Zubairu, PDG de l’AFC, a dit « [souhaiter] la bienvenue à Sao Tomé-et-Principe et au Burundi au sein de la communauté de l’AFC, [celle-ci se réjouissant] de poursuivre son étroite collaboration avec les gouvernements de ces deux pays afin de contribuer à leur développement économique et à leur industrialisation ».

Plus de 16 milliards de dollars d’engagements dans 35 pays africains

« Je suis convaincu qu’en travaillant ensemble, nous identifierons rapidement des projets qui s’avèreront transformateurs en favorisant la substitution des importations, l’apport de valeur, la création d’emplois et la valorisation des abondantes richesses naturelles des deux pays », a notamment indiqué le dirigeant de l’organisation. L’AFC compte notamment à son tour de table la Banque centrale du Nigeria– qui détient 38 % du capital —, suivie de plusieurs autres grands actionnaires tels que la Société africaine de réassurance, la Banque africaine de développement (BAD) et les groupes bancaires Ecobank et United Bank for Africa (UBA).

Lancée en 2007 avec un capital de 1 milliard de dollars, l’AFC est une institution financière majeure qui cible en premier lieu le développement du secteur privé, notamment dans le domaine des infrastructures. À fin 2022, AFC disposait de 10,5 milliards de dollars d’actifs ; un montant en hausse de 23 % par rapport à 2021. Au total, l’institution, qui déploie en moyenne 1,2 milliard de dollars par an sur le continent, en fonds propres ou en dette, cumule à ce jour 16 milliards de dollars d’engagements dans 35 pays africains. Une force de frappe favorisée par une notation favorable (A3 catégorie investissement chez Moody’s). De quoi concrètement permettre à l’AFC de bénéficier d’un accès facilité aux marchés financiers, et ce à moindre coût.

Le secteur énergétique, principal bénéficiaire de l’AFC

Quant aux secteurs visés par l’institution, ceux-ci vont de l’industrie lourde aux chaînes logistiques en passant par les technologies de l’information et de la communication. Le secteur énergétique reste toutefois le principal bénéficiaire de l’AFC, notamment sur le segment des énergies renouvelables.

Jacques L

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