Préservation de la Biodiversité : La 32eme Session du Groupe de Travail Biodiversité GTBAC-32 de la COMIFAC fait le point à Douala et se pare Pour le Sommet Mondial de Kumming en Chine

Ouvert le lundi 16 Août 2021, à l’hôtel Onomo de Douala au Cameroun, la 32 ème réunion de ce groupe de travail sur la biodiversité en Afrique Centrale, a réuni durant 03 jours, les experts et membres du Groupe de Travail Biodiversité GTBAC-32 de la COMIFAC.

Avec l’appui technique et financier de l’Union Européenne à travers son projet ECOFAC 6 et de la Coopération Allemande et son projet GIZ d’appui Régional à la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), cette réunion qui s’est tenue à quelques mois du sommet mondial sur la biodiversité de Kumming en Chine(octobre), visait essentiellement à faire le point sur le processus et les réunions sur la Convention sur la Diversité Biologique (CDB)-COP 15, notamment ceux de Rio de Janeiro et sur le protocole de Nagoya,  visant l’accès aux ressources génétiques et au partage équitable découlant de leur utilisation, et aussi de définir la position commune du Bassin du Congo à cette important sommet mondial.

Dans le respect des mesures barrières, la réunion a accueilli d’autres participants en vidéo-conference, et des différents points focaux des pays de la sous-region.

Pour Monsieur Martial NKOLO, Directeur du Programme Gestion Durable des Forêts dans le Bassin du Congo à la GIZ:<<Les protocoles de Nagoya et Cartagena permettent à la 32eme session de la biodiversité d’Afrique Centrale, de faire le point sur les processus et réunions sur la convention biodiversité… notamment sur les aspects de nutrition, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des pays des Forêts d’Afrique Centrale>>dira-il à l’ouverture.

Pour sa part, Monsieur M. Chouaibou Secrétaire Exécutif Adjoint de la COMIFAC, invitera les participants à une évaluation froide des différents protocoles et de faire des propositions qui vont améliorer l’impact des conventions dans la sous-région :<< Il nous faut analyser froidement les différentes conventions et mettre l’accent sur le partage génétique, que procure la
Conservation la biodiversité, la création des richesses,et la Coopération>>affirmera-t-il.

Les échanges durant cette rencontre ont porté essentiellement sur les questions de fond et notamment sur le draft du cadre mondial biodiversité post 2020 et l’examen des directives sous-regionales en matière d’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leurs utilisations. L’ examen a été ouvert par des communications préliminaires des différents représentants des associations et points focaux, notamment : Ceux du groupe des négociateurs Africains sur le cadre mondial biodiversité post 2020, présenté par Monsieur Mikissa Jean Bruno, de Celui du réseau des femmes Africaines sur le développement durable (REFADD) présenté par sa coordinatrice Régionale Madame Bisseck, de la position du réseau des jeunes(REJAFAC) par Madame Aline Fomekong, de Celui du réseau des peuples autochtones et local d’Afrique Centrale (REPALEAC) fait par Madame Maimuna Umarou et Celui de WWF par Madame Kiboum Koh Antoinette.Toutes ses communications ont permisent de cerner d’avantage les enjeux dudit cadre et d’identifier les éléments à insérer dans la position commune des pays de l’espace COMIFAC en rapport avec le cadre mondial biodiversité Afrique Centrale.

Plusieurs résolutions et recommandations ont été adoptées, entre autres : Le document de position du GTBAC, relatif au cadre mondial biodiversité Post-2020, la mise sur pied du groupe de travail pour la finalisation de la note de position, la finalisation des directives et de la stratégie APA de la COMIFAC, l’identification des pays porteurs de paroles lors de WG2020-3, tenir compte du développement inclusif et non la conservation pour la conservation, la mise à disposition des financements innovants pour le renforcement des capacités en vue de la mise en œuvre du cadre mondial post-2020 dans les pays en développement, le renforcement du flux financier revenant aux pays en développement, la faire remonter de 10 à 50 Milliards de FCFA, la mise en place d’un Fonds Mondial dédié à la biodiversité, l’affinement des indicateurs pour les rendre plus SMART et la participation active de la sous-region à la WG-2020-3 qui se tiendra en mode virtuelle cette année.
La réunion de Kumming définira-t-elle une nouvelle convention ou protocole ? Dans tous les cas, les pays du Bassin ont l’occasion de pouvoir pousser un peu plus leur plaidoyer.

Victor Esso Tiki

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