VINCENT ABOUBACAR LE FABULEUX TOURNOI D’UN HÉROS REVISITÉ…
Comme l’appelle toutes les filles et femmes du Cameroun »Abouchou » aura décidément été au coeur de la bravoure ayant conduit a la victoire finale contre le Burkina Faso. Mais pas que..
Aucune analyse pertinente du parcours des Lions Indomptables a cette 33e CAN de l’ère moderne ne peut se faire sans dépeindre le travail d’exception de ce petit laka, petit peuple de la région du nord Cameroun.
Mais qui est il vraiment pour refaire le destin d’une nation dont la fierté coulait désormais sous les flots d’une mer ténébreuse de la honte..trois à zéro à presque une vingtaine de minutes de la fin de cette petite finale de la CAN
Sembène Ousmane dans sa préface au mandat décrit le héros, ce type de héros » il nait parfois dans les plus simples familles des plus humbles communautés, un enfant qui en grandissant élève son nom, celui de sa famille, sa caste, sa communauté, de son pays. Et plus encore par son travail, il ennoblit l’homme ».
Mais quel travail..quel génie.. quelle exception.
Depuis des minutes déja, les tribunes du stade Ahmadou Ahidjo se vidaient. Le peuple exténuée dans la rumeur diffuse des Échos retentissants des réalisations burkinabè quittait à grandes enjambées le stade. Honte toute bue on eut cru..
Le bateau Cameroun, ivre et désorienté allait tout droit vers le naufrage. Jamais de mémoire de journaliste sportif, j’ai vu un homme au regard qu’on croyait perdu, porté son engagement solitaire vers les hauteurs d’un tel exploit, magique. À un moment où personne n’y croyait plus.
Oui Aboubacar Vincent a recouru au magique, à la divinité expresse. Seul Dieu agit souvent avec une telle rapidité. Les faits de jeu de ce genre sont rares dans le football. Et même s’ils existent, ceux ci sont peu réels dans un tel contexte.
Plus de 8000 spectateurs sortis du stades quelques minutes plus tôt, y retournent en courant pour voir de leurs yeux ce que vient de faire Aboubacar Vincent, réduire le score, égaliser à 3 contre trois.. HISTORIQUE. Et ils y reprennent place, assistent même a la séance de tirs aux buts..
Les gens fondent en larmes à la victoire finale, d’autres se taisent, heureux mais perdus. Les grandes douleurs sont muettes de Pierre Corneille. Seule l’utopie est vraie dira Joseph Ngoué..
Et je le revois, Gianni Infantino sur l’estrade d’honneur et malgré son masque facial lancer ce signe du poing levé vers Aboubacar Vincent, ou encore l’un après l’autre , Patrice Motsepe qui l’encourage, le PM, le mignon Dion demande la photo avec le héros.. Signes vivants d’un hommage planétaire illustratif….
Non ce n’est pas d’un match de football qu’il s’agit. C’est la portée pédagogique, propédeutique même de cet exploit. Notre jeunesse avait besoin de voir, de témoigner de comprendre que c’est possible. Que le découragement est vain. Que la force mentale est aussi puissante que décisive. Que la vie est un combat. Que ceux qui gagnent ce sont ceux qui luttent. Dans cette avalanche de déceptions internes, La CAN 2021 avait probablement besoin de ce coup d’ Aboubacar Vincent pour marquer aux yeux du monde, la puissance intrépide des hommes de notre peuple. Un peuple a toujours quelque chose enfouie en lui. Le Cameroun est fort. Loin des victoires fastes, il existe même des défaites héroïques. Ce n’est pas d’une remontada qu’il s’agit , mais d’un destin défavorable qu’un lion indomptable a réussi à défaire. Les gens parlent d’école, le professeur Aboubacar Vincent, magistrale…
Ce sont ces actes de bravoure qui marquent l’humanité. Ce sont ces actes là qui portent la gravité dans l’histoire.
Notre parcours à cette CAN avait besoin d’une couleur peu ordinaire. Je pense qu’elle l’a eue, qu’elle l’a méritée, presqu’à la 11e heure de la nuit ce ce 5 Février 2025.
Le héros capitaine ou même le capitaine héros qui a reçu son brassard à l’entrée sur la pelouse par Oyongo Bitolo, capitaine du jour. Oyongo et sa radio sur l’épaule, au son de la musique de ralliement du groupe est monté sur l’arène avec sa radio, image figé d’un rôle enrôlé dans la scène par ce que, le football n’est qu’un jeu et Cameroun un peuple vraiment formidable.
Aboubacar Vincent, meilleur buteur historique de l’histoire de la CAN avec huit buts plus deux tirs aux buts… On s’en souviendra encore et encore en le revoyant danser seul debout dans le vestiaire..hier soir, heureux d’avoir accompli avec foi l’oeuvre de son génie, IMMENSE. En une soirée, on est passé du capitaine courage au capitaine héros.
Sacré Théo de Jong


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