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🇨🇲CAMEROUN – FINANCE : À DOUALA, LA DIAMOND CAPITAL CONVENTION VEUT RÉCONCILIER LE CAPITAL AVEC L’ÉCONOMIE RÉELLE

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Du 23 au 25 septembre 2026, la première édition de la Diamond Capital Convention réunit investisseurs, institutions financières, entrepreneurs et régulateurs au Best Western Plus de Douala. Portée par Almasi Capital & Advisory, cette rencontre ambitionne de contribuer à la transformation du marché financier de la CEMAC et d’ouvrir de nouvelles perspectives de financement aux entreprises d’Afrique centrale.

DOUALA, LE RENDEZ-VOUS DU CAPITAL. Dans les économies d’Afrique centrale, la question du financement demeure l’un des enjeux déterminants de la transformation structurelle. Entre les ambitions de diversification économique, les besoins d’investissement des entreprises et les contraintes d’accès au crédit, la mobilisation de ressources longues constitue un défi majeur pour les acteurs publics et privés. C’est dans ce contexte que s’est ouverte, le 23 septembre 2026 à Douala, la première édition de la Diamond Capital Convention (DCC), un rendez-vous consacré à l’avenir du financement et au développement des marchés de capitaux dans la zone CEMAC.

Organisée par la société de bourse Almasi Capital & Advisory, cette convention se tient jusqu’au 25 septembre au Best Western Plus de Douala. Son ambition est clairement affichée : rapprocher les détenteurs de capitaux des entreprises en quête de financement, favoriser l’émergence de nouvelles solutions financières et contribuer à la modernisation de l’architecture financière sous-régionale.

LE MARCHÉ FINANCIER AU CŒUR DES ENJEUX DE TRANSFORMATION

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre des Finances, Louis-Paul Motaze, qui a donné le coup d’envoi des travaux au nom du Premier ministre.

La présence du membre du gouvernement souligne l’importance accordée à la mobilisation des ressources financières dans une région où les besoins des entreprises, des infrastructures et des projets structurants appellent des mécanismes de financement diversifiés.

À cette occasion, le ministre des Finances a plaidé pour la construction d’un marché financier sous-régional « profond, liquide, transparent, sécurisé et accessible ». Une orientation qui met en lumière la nécessité de renforcer les mécanismes de financement au-delà des circuits bancaires traditionnels.

Car derrière la question de l’accès au crédit se dessine un enjeu plus large : celui de la capacité des économies de la CEMAC à mobiliser l’épargne, à attirer les investisseurs et à orienter les ressources disponibles vers les activités productives.

Pour les entreprises, notamment les PME, l’accès à des financements adaptés demeure une condition essentielle à leur développement, à leur modernisation et à leur capacité à investir sur le long terme.

CONNECTER LES INVESTISSEURS AUX ENTREPRISES

La Diamond Capital Convention entend précisément répondre à cette problématique en créant un espace de rencontre entre les différents acteurs de la chaîne de financement.

Banques, fonds d’investissement, institutions financières, chefs d’entreprise et porteurs de projets sont appelés à confronter leurs besoins, leurs solutions et leurs perspectives de collaboration.

Des établissements comme CCA Bank, aux côtés d’autres acteurs du marché, prennent part à cette dynamique de présentation des expertises et des solutions de financement.

Au-delà des échanges institutionnels, la convention entend favoriser une relation plus directe entre les investisseurs et les entrepreneurs. L’objectif est de permettre aux porteurs de projets de mieux comprendre les instruments financiers disponibles, tout en donnant aux investisseurs une meilleure visibilité sur les opportunités économiques de la sous-région.

Cette mise en relation constitue l’un des axes centraux de la DCC 2026 : faire du marché financier un instrument davantage connecté aux réalités de l’économie productive.

LA COSUMAF ET LE DÉFI DE L’ATTRACTIVITÉ DU MARCHÉ

La participation de Jacqueline Nkembe, présidente de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF), témoigne également de la dimension institutionnelle de cette rencontre.

La question de la réglementation occupe une place importante dans les discussions relatives au développement des marchés de capitaux. L’attractivité d’une place financière repose notamment sur la confiance des investisseurs, la transparence des opérations, la qualité de l’information financière et la sécurité des transactions.

Les échanges de la convention doivent ainsi permettre d’interpeller les acteurs institutionnels sur les réformes juridiques et réglementaires susceptibles de faciliter l’accès au marché, d’améliorer son fonctionnement et de renforcer sa capacité à mobiliser des ressources.

L’enjeu est de créer un environnement dans lequel les entreprises peuvent accéder à des financements adaptés à leurs besoins, tandis que les investisseurs disposent de mécanismes suffisamment lisibles et sécurisés pour engager leurs capitaux.

Dans cette perspective, le développement du marché financier régional ne relève pas uniquement d’une question technique. Il touche également à la gouvernance économique, à la confiance et à la capacité des institutions à accompagner les mutations du secteur privé.

FINTECH : LA NOUVELLE FRONTIÈRE DE L’INCLUSION FINANCIÈRE

La DCC 2026 accorde par ailleurs une place à l’innovation financière, notamment à travers la fintech, la digitalisation des services et l’inclusion financière.

Dans une région où l’accès aux services financiers demeure un enjeu pour de nombreuses entreprises et populations, les solutions technologiques peuvent contribuer à faire évoluer les pratiques de paiement, d’épargne, de transfert et de financement.

La digitalisation ouvre également des perspectives pour améliorer la relation entre les institutions financières et leurs clients, fluidifier certaines opérations et favoriser l’émergence de nouveaux modèles économiques.

Mais le potentiel de ces innovations dépendra aussi de leur capacité à répondre à des besoins concrets, à s’inscrire dans un cadre réglementaire adapté et à instaurer durablement la confiance des utilisateurs.

C’est dans cet environnement que s’inscrit le Diamond Next Gen Challenge, dont la finale figure au programme de la convention.

Cette compétition met à l’honneur de jeunes entrepreneurs développant des technologies financières innovantes pour l’Afrique centrale. Elle entend contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs capables de proposer des réponses aux défis du financement et de l’inclusion financière.

LA JEUNESSE, AUTRE VISAGE DE LA TRANSFORMATION FINANCIÈRE

Dans son discours d’ouverture, Ingrid OBOUH-FEGUE, directrice générale d’Almasi Capital & Advisory SA, a adressé un message à la jeunesse, aux étudiants et aux entrepreneurs.

Cette orientation traduit la volonté de positionner la convention au-delà d’un simple espace de discussions entre professionnels de la finance.

En associant les jeunes aux réflexions sur le financement et l’innovation, les organisateurs entendent favoriser une meilleure compréhension des mécanismes du marché financier et encourager l’émergence de nouvelles initiatives entrepreneuriales.

La présence d’étudiants, de professionnels et de porteurs de projets dans les espaces d’exposition illustre cette dimension pédagogique et relationnelle de l’événement.

Les stands des institutions financières sont devenus des lieux d’échanges, de présentation des expertises et de découverte des solutions proposées par les acteurs du marché.

Une manière de rapprocher les institutions de leurs futurs clients, partenaires et utilisateurs, tout en contribuant à la diffusion d’une culture financière auprès des nouvelles générations.

AU-DELÀ DU FORUM, LE TEST DE LA CONCRÉTISATION

La première édition de la Diamond Capital Convention intervient à un moment où la diversification des sources de financement constitue un sujet central pour les économies de la CEMAC.

L’ambition de la rencontre est de contribuer à faire évoluer les pratiques, de favoriser les rapprochements entre investisseurs et entreprises et de soutenir le développement d’un marché financier régional plus accessible.

Toutefois, la portée réelle de cette initiative dépendra de sa capacité à dépasser le cadre des échanges pour favoriser des résultats tangibles : partenariats durables, accompagnement des entreprises, mobilisation effective de capitaux et développement de solutions financières adaptées aux besoins de l’économie.

La question fondamentale demeure celle de la transformation des intentions en investissements productifs.

Pour les entreprises, l’enjeu est de pouvoir accéder à des ressources correspondant à leurs projets et à leurs capacités de remboursement. Pour les investisseurs, il s’agit de disposer d’opportunités suffisamment documentées et de mécanismes de confiance. Pour les institutions, le défi consiste à accompagner cette évolution par un environnement réglementaire et financier adapté.

DOUALA, CARREFOUR DES AMBITIONS FINANCIÈRES DE LA CEMAC

En accueillant cette première édition, Douala confirme son rôle de place de rencontre des acteurs économiques et financiers du Cameroun et de la sous-région.

Pendant trois jours, la Diamond Capital Convention entend faire dialoguer les institutions, les entreprises et les nouvelles générations d’entrepreneurs autour d’une ambition commune : rapprocher le capital des projets et élargir les perspectives de financement de l’économie réelle.

Reste désormais à mesurer les suites concrètes de cette mobilisation.

Car dans une région confrontée à d’importants besoins d’investissement, la question n’est pas seulement de savoir où se trouve le capital, mais aussi comment le rendre accessible, productif et durable.

À Douala, la DCC 2026 place ainsi au centre du débat une interrogation déterminante pour l’avenir économique de l’Afrique centrale : comment transformer les ressources financières disponibles en investissements capables de soutenir durablement les entreprises et la croissance ?

VICTOR ESSO TIKI 

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