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Cameroun-Vie Scolaire:L’urgence de l’action

 Des Fléaux en milieu scolaire au Cameroun, deviennent de plus en plus préoccupants.Trafics et consommation de stupéfiants, harcèlements et viols sexuels, marchandages des notes, pratiques ésotériques et sataniques, absentéismes, violences morales et physiques…CE qui laisse transparaître un laisser-aller généralisé et qui assimile désormais notre vie scolaire à une auberge Espagnole.Nos écoles sont-elles devenues des lieux de débauches et de formation à la délinquance?

Cette situation apparaît de plus en plus préoccupante et ne laisse personne insensible. Quelques faits d’actualité rappelés par les médias au Cameroun illustrent très bien ce constat alarmant et accablant. Un cas récent ayant suscité une grande indignation et un profond mécontentement de la population est le drame survenu le 29 mars 2019 au lycée bilingue de Deïdo pendant lequel un élève s’est fait poignardé au sein de l’école par un autre élève renvoyé au cours de la même année pour consommation de drogues. Le journal le « Jour » dans sa parution du 09 avril 2019 revient sur l’insécurité en milieu scolaire en mettant l’accent sur les gangs semant la terreur à l’école. Ces gangs constitués des élèves qualifiés de délinquants qui sous l’emprise des stupéfiants deviennent des bourreaux pour les camarades et le personnel enseignant et administratif.Dans sa parution du 08 avril 2019, le journal « L’essentiel » attire l’attention des autorités sur la vente de la drogue appelée le « Tramol » à l’entrée des collèges et des lycées. Comme le souligne le dit journal, cette drogue a déjà fait plus de 1 000 morts par an au Cameroun. De ces faits, il est urgentissime d’agir plus que dans le passé. Ce passé est actuellement dépassé avec l’amplification de la « modernité » des fléaux. A côté des maux tels que le vol, la délinquance des élèves et harcèlement sexuel de quelques membres du corps administratif ou enseignant sur les élèves, longtemps exposés, s’ajoutent les caravanes de stupeur et d’intimidation orchestrées par les élèves ayant consommé la drogue et munis des objets dangereux, la consommation des stupéfiants, les viols entre élèves, harcèlements sexuels entre élèves, les maladies sexuellement transmissibles, les grossesses indésirées et bien d’autres.

L’on ne le dira jamais assez, le développement d’un individu passe par son éducation. L’école est l’un des milieux par excellence pour recevoir une éducation de bonne qualité. Si l’on demandait à un parent ou tuteur de donner un lieu sécurisé pour l’éducation de leur enfant, il répondra sans hésiter : l’école. Cette réponse sera renforcée si cette école dispose des infrastructures adéquates comme par exemple une clôture, des bâtiments et des salles de cours. Cependant, force est de constater que c’est dans ces milieux que surgissent, persistent et s’amplifient les fléaux citées ci-dessus. Les responsabilités de ces féaux sont partagées. Autant l’on peut pointer un doigt accusateur sur le personnel surveillant, enseignant et administratif de l’école. Autant on peut tirer sur les parents et tuteurs. Autant on peut pointer une plus grande responsabilité sur les élèves eux-mêmes.

Face à tout cela, il est important de mener une réflexion sur les actions pouvant atténuer ces fléaux. Dès lors, le plan d’actions proposer ici dépend des trois acteurs identifiés plus haut notamment les parents ou tuteurs, les élèves et le personnel surveillant administratif et enseignant. A ces derniers, s’ajoute Nous avons augmenté un quatrième acteur qui est la société civile ou ONG (Organisme Non Gouvernemental). Le choix de ce quatrième acteur est justifié par les nombreuses actions qu’il entreprend pour l’amélioration des conditions de vie de la population.

Ainsi pour les parents ou tuteurs, il est urgent d’entrer en contact avec le proviseur ou l’enseignent titulaire ou le chargé de discipline afin d’avoir le nouvelles les plus actuelles sur l’état de son enfant. Il est urgent de développer le dialogue avec son enfant, contrôler les cahiers pour voir s’il prend les notes, vérifier les copies d’examens ou de contrôles continus pour connaitre son niveau en classe. Il s’agit pour ces derniers d’être plus présent et actif dans la vie de leur enfant.

Pour les élèves, il s’agit de bien suivre les cours et de respecter le règlement intérieur. Il s’agit aussi pour ces derniers de se focaliser sur leurs études, de ne pas les stupéfiants et l’alcool. Ils doivent être capables de dire la vérité et de ne pas être passif sur les maux qu’ils observent.

Pour les responsables du milieu scolaire, il faut renforcer la fouille à l’entrée. Il faut multiplier les contrôles au sein de l’établissement. Les endroits dit « cachés » doivent être espionnés par les surveillants. Il faut encourager l’expression des élèves. Cela peut être renforcé en plaçant des boites à suggestions dans lesquelles public et élèves peuvent déposer des lettres de façon anonymes. Il faut faciliter la communication avec les parents ou tuteurs. Les responsables doivent impliquer l’APE (Association des Parents d’Elèves) au sein de chaque conseil de discipline. A défaut d’impliquer l’APE, cette dernière doit être informée. L’objectif est d’impliquer la majorité des parents sur les décisions de discipline concernant les élèves dit « délinquants ».

Pour la société civile et ONG, il faut multiplier les campagnes de sensibilisation contre la drogue, la violence, le crime et le sexe en milieu scolaire. Elle peut intervenir dans la promotion de bonnes règles d’hygiène et de salubrité, de citoyenneté et de morale.

Par DOMPIE TATSINKOU Ynest

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