A LA UNECultureToute l'Actualité

🇨🇲Cameroun-Baccalauréat 2026 : le Littoral ouvre le bal dans un climat de sérénité

Les épreuves écrites du baccalauréat session 2026 ont officiellement démarré ce lundi 25 mai dans la région du Littoral, principal bassin académique du Cameroun après le Centre. À Douala, capitale économique du pays, l’Office du Baccalauréat du Cameroun (OBC) affiche sa confiance quant au bon déroulement des examens, malgré quelques absences enregistrées dans certains sous-centres.

Dès les premières heures de la matinée, les candidats des séries littéraires ont affronté les épreuves de langue française et d’informatique, tandis que ceux des séries scientifiques composaient notamment en philosophie, langue française et informatique.

Pour s’assurer de l’effectivité du dispositif, une mission de supervision conduite par Josepha Amougou responsable de la Communication , dépêchée de Yaoundé par la direction générale de l’OBC, accompagnée de Désirée Jeannette Dissake, responsable de l’antenne Littoral de l’Office du Baccalauréat, et de Thamar Eboa, délégué régional des Enseignements secondaires du Littoral, a effectué une tournée dans plusieurs sous-centres stratégiques de Douala, notamment le Collège Libermann, le Lycée bilingue de Logpom et le Lycée de Makepe.

« Jusque-là, tout se déroule conformément aux procédures établies. Les épreuves ont été acheminées à temps et les équipes techniques sont opérationnelles », confie une source proche de l’organisation.

Plus de 31 000 candidats dans le Littoral

Selon les statistiques officielles de l’Office du Baccalauréat, la région du Littoral compte cette année 31 844 candidats pour le baccalauréat de l’enseignement secondaire général, ce qui en fait le deuxième plus grand vivier national derrière la région du Centre (46 063 candidats).

Au niveau national, l’examen mobilise 131 629 candidats répartis dans 400 sous-centres pour l’enseignement secondaire général. L’organisation logistique repose également sur :

  • 400 chefs de sous-centres ;
  • 407 chargés de mission ;
  • 407 auxiliaires aux chargés de mission ;
  • 74 assistants aux chefs de sous-centres.

Les épreuves écrites se déroulent du 25 au 30 mai 2026, avec une interruption prévue le mercredi 27 mai. Les épreuves facultatives sont programmées pour le samedi 30 mai dès 10h30.

Un dispositif technique renforcé

Dans l’enseignement technique et professionnel, les chiffres traduisent également l’ampleur de l’opération. Les données de l’OBC font état de 96 447 candidats inscrits dans les différentes filières techniques et industrielles. Pour encadrer ces examens, 511 sous-centres d’écrit et 560 sous-centres de pratique ont été mobilisés à travers le pays.

Les autorités éducatives mettent particulièrement l’accent cette année sur :

  • la sécurisation des sujets ;
  • la fluidité du transport des malles d’examen ;
  • le renforcement des contrôles d’identité ;
  • la limitation des risques de fraude numérique.

Dans le Littoral, les responsables académiques assurent que le matériel sensible a été acheminé plusieurs jours avant le lancement officiel des épreuves, permettant d’éviter les retards logistiques souvent redoutés dans les grands centres urbains.

Le défi sécuritaire et l’enjeu de crédibilité

L’édition 2026 du baccalauréat intervient dans un contexte où les autorités camerounaises cherchent à préserver la crédibilité des examens officiels, régulièrement confrontés à des défis liés à la fraude et aux perturbations sécuritaires dans certaines régions du pays.

Les chiffres publiés par l’OBC révèlent d’ailleurs un contraste territorial marqué : les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest enregistrent respectivement 128 et 447 candidats dans l’enseignement secondaire général, conséquence persistante de la crise sécuritaire anglophone qui continue d’impacter le système éducatif local.

À Douala cependant, les premiers constats dressés par les superviseurs laissent entrevoir un déroulement maîtrisé des opérations. Malgré quelques absents signalés dans certains centres, l’administration éducative se veut rassurante quant à la capacité du système à conduire cette session dans des conditions jugées satisfaisantes.

Pour les autorités camerounaises, le baccalauréat demeure un test stratégique de gouvernance éducative, mais aussi un indicateur de stabilité institutionnelle dans un pays où plus de 228 000 candidats, toutes filières confondues, affrontent cette année les examens de fin de cycle secondaire.

La Rédaction 

Laisser un commentaire