GROUPE L’ANECDOTE : LE DROIT D’OSER

Le 26 novembre 2021 marque une date importante pour le Groupe l’Anecdote. Un jour, surtout une histoire, celle du début de la diffusion à partir de Douala des programmes de la Télévision Africaine, Vision4. Une montée en puissance adossée sur un plan de déploiement autour d’un concept novateur, REFRESH VISION MOOD qui a largement dépassé la direction régionale Littoral, Nord-ouest, Ouest et Sud-ouest pour s’étendre sur le plan national et international. Occasion pour les supports médiatiques édictés, en l’occurrence, le journal l’Anecdote, la radio Satellite FM et les chaînes de télévision Vision4 et Télé Sud d’aller à la rencontre du public pour décliner leur offre et leur savoir-faire.

Un « side event », sorte de rencontre B to B qui permet d’établir et de consolider des liens directs de partenariat, l’objectif étant que chaque partie puisse tirer son épingle du jeu. D’un côté, le public s’attend à des programmes de qualité sans forcément se départir du triptyque : informer, éduquer et divertir ; de l’autre, les médias s’attendent à accroître leur notoriété, avec en toile de fond, un retour positif des annonceurs en particulier et de l’ensemble du public en général. Tout compte fait, la presse a besoin de cet accompagnement pour vivre d’autant que bien utilisé, cet apport peut constituer un catalyseur en vue d’améliorer la production.

Et c’est ici que revient tout le mérite au promoteur, le Président-Directeur Général du Groupe l’Anecdote, Jean-Pierre AMOUGOU BELINGA pour avoir non seulement consenti des moyens colossaux pour bâtir cet édifice, mais également pour avoir eu la vision de construire sur du roc un groupe multimédia qui fait la fierté de la presse camerounaise, y compris au-delà des frontières nationales. En manager avisé, il sait sans doute là où il va, malgré des écueils, du reste inévitables pour ce type de projet ambitieux, gigantesque voir herculéen.

L’avenir incertain de la presse notamment dans le contexte camerounais où les salaires sont généralement bas et irréguliers – dirait-on par euphémisme – pour la presse privée exige au minimum de reconnaître et de saluer le mérite de ceux qui ont pris le risque et le courage de s’engouffrer sur ce chemin escarpé, surtout quand ils ont du respect et de la considération pour le capital humain. La misère ambiante a dévoyé la profession poussant des journalistes à fouler au pied l’éthique et la déontologie tandis que des patrons profitant d’une conjoncture certes difficile, n’ont que cure de l’état de déliquescence du personnel. Une conjonction de faits défavorables pour « le plus beau métier du monde » qui suggère à minima un nouveau modèle économique pour la presse. Cette dernière devrait chercher à se doter des moyens de financement conséquents et pérennes afin de garder son indépendance en s’appuyant sur l’éthique et la déontologie professionnelles ce qui permettrait à la presse de garder son rôle avant-gardiste, celui d’ouvreur de la société.

Au demeurant, la presse camerounaise a besoin de faire son introspection pour sortir des sentiers battus où elle semble se plaire et se complaire. Elle a l’impérieux devoir de conquérir ou de reconquérir son pouvoir, non seulement le quatrième qu’on lui prête, mais tout son pouvoir pour véritablement être le vigile et la lanterne de la société qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être.

Achille MBOG PIBASSO, Journaliste, Président de l’Observatoire Camerounais de la Déontologie et de l’Ethique dans les Médias (OCADEM), Directeur de Rédaction Financial Afrik.

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