SportsToute l'Actualité

Profil gagnant:ETO’O FILS, NOTRE SAMUEL…

Jeu de devinette bien que rien, ni la divination, ni l’acte de jeu, encore moins l’acteur des jeux, ne s’y prêtent. Au regard de la gravité du sujet, objet de cet acte éditorial que nous assumons en plénitude.

Trait de caractère : je suis une personne déterminée et persévérante. Lorsque je m’engage dans un projet, j’y mets toute ma volonté et mon énergie pour le réussir. Sensible et dévoué, je suis toujours présent pour mon entourage.

Alors, pour vous, qui suis-je ?

– Tu es Samuel… En hébreu, Samuel signifie « son nom est Dieu ». Ainsi sont les traits caractéristiques de ceux qui portent le beau nom de Samuel. Et ça vous convient comme une paire de godasses personnalisées.

Dans l’entourage, on le dit arrogant, irrévérencieux, voire mal élevé ; inadpte au management…

Alors, qui est-il, ce personnage ?

– ETO’O est son nom, le Fils de son père. ETO’O FILS. On dit que tu veux tenir tout le monde sous ton étau. Et, pour beaucoup, c’est suffisant pour te mettre la clé (14 ?) au cou et ternir ton image. A défaut de te mettre hors-jeu. Loin des verts pâturages du football.

Lequel des deux personnages correspond-il le plus à la personne d’ETO’O FILS ou à la personnalité de Samuel ?

De mémoire de chroniqueur et croqueur de l’actualité (politique, économique, sociale, culturelle, sportive, nationale et internationale), il n’est pas de personnalité d’influence et de caractère, de réputation et d’admiration, qui n’alimente pas la controverse, ni n’affronte l’hostilité, voire le déni ou le bannissement. Samuel ETO’O FILS est de cette race et appartient à cette espèce.

Footballeur, il est comme né avec un ballon aux pieds comme d’autres naissent avec une cuillère en or dans la bouche. Manager de football en sa qualité de Président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), il déploie d’autres talents qui laissent admiratifs ou dépressifs copains et coquins, fans et pourfendeurs. Autant il en donne, autant il en reçoit : toutes sortes de coups y passent : coups-bas, coups fourrés, coups de massue… Dans la haie étroite que laissent coups de boutoir et coupes de volée de bois vert, l’homme se fraie une voie et passe son chemin. Droit au but, il ne se laisse distraire par aucun épouvantail devant l’éventail de serpents/hiboux que l’on fait siffler sur sa tête. Ainsi, il a été sur les terrains de football. Ainsi, il demeure sur le terrain du management.

*Le ballon : son jouet, son biberon*

Lu dans sa biographie officielle : quand la famille ETO’O s’installe à Newbell, quartier sensible de la cité portuaire de Douala, « sur les terrains vagues bosselés, Samuel, fan de Roger Milla, dribble en liberté avant de rejoindre l’Union Camerounaise des Brasseries de Douala. À treize ans et demi, l’attaquant impose son style en deuxième division locale. Une poignée de buts et il débute avec les Cadets camerounais, avant d’être surclassé. Alors qu’il a quinze ans, Samuel Eto’o rejoint la France pour tenter sa chance dans un club européen. Arrivé à Marseille, il passe par Carpentras avant de rejoindre la capitale. Il ne dispose alors que d’un visa de dix jours, bien insuffisant pour s’installer à Paris et ne peut pas sortir régulièrement de son appartement, pour ne pas risquer d’être refoulé. Malgré les difficultés d’intégration et celles liées au climat, Eto’o reste plusieurs mois à Paris avec sa famille et demande à intégrer le centre de formation du Paris Saint-Germain. Sans-papiers, le club parisien refuse de le recruter. Il rentre au Cameroun et intègre l’école de football de la Kadji Sport Academy basée à Douala, capitale économique et principal port d’entrée au Cameroun, où le buteur fait partie des meilleurs espoirs locaux. Le club du Havre, en partenariat avec l’académie et prioritaire sur les joueurs, l’invite à un essai en Normandie. Eto’o reste près d’une semaine sur place mais n’est pas retenu. Pierre Foissac, le recruteur havrais qui le repère au Cameroun, se souvient : « Le formateur qui l’a observé ne l’a pas trouvé bon… Il y avait cinq joueurs cette semaine-là. On en a gardé quatre et on a laissé filer la pépite ».

Pépite ! Devenu star, puis icône du football international, Samuel ETOO FILS, Président de la FECAFOOT depuis décembre 2021, caresse un rêve (inimaginable) : remporter la coupe du monde de football, Qatar 2022.

« Notre façon d’aller en coupe du monde, on la change. Et ça commence maintenant. Commencez à anticiper votre coupe du monde. On n’ira pas au Qatar en balade. Nos parents nous ont montré le chemin. Mais, jusqu’à preuve de contraire, on n’a joué que le 1/4 de finale. Vous pouvez (faire mieux). Ceux qui seront en face de vous au Qatar, jouent dans les mêmes clubs que vous. Et, ils ne sont pas meilleurs que vous. On sera un, mes gars, on va écrire une histoire, croyez-moi, on va écrire une histoire. Bravo encore, bravo.

Confidences publiques au lendemain de la qualification des Lions Indomptables du Cameroun pour Qatar 2022.

Intrépide ! N’en déplaise à ses détracteurs qui le disent inapte au management et indexent sa « gestion approximative de la FECAFOOT », SEF reste égal à lui-même et assène à ses adversaires, le coup de son élogieux bilan de huit (08) mois à la tête de la Fédération :

« On sait où on va et moi-même je suis là pour m’assurer et contrôler avec mon comité exécutif que le projet que j’ai promis aux Camerounais prend corps et il se voit. Les gens ont l’impression que nous sommes là depuis 15 ans, nous avons juste fait 8 mois. Ce n’est pas toujours facile parce que les gens ont toujours l’impression qu’ils maîtrisent mieux que vous. Si c’était le cas, ils devaient se présenter à cette élection, présenter un projet et devenir président de la Fédération. S’ils ne l’ont pas fait, qu’ils attendent la fin du mandat que mes délégués m’ont donné pour apporter leurs critiques. Mais je dis encore que ce soient les clubs, les supporters, le football féminin ou en équipe nationale, mes objectifs en 8 mois ont été largement atteints ».

Offensif, et même pro-actif ! Samuel ETO’O FILS vient d’obtenir un chèque en blanc pour poursuivre le beau rêve qu’il caresse pour le football camerounais, africain et international.

« Résolution n° 13 : l’Assemblée Générale, à l’unanimité de ses membres présents, adopte la révision à la hausse de la durée du mandat du Président de la FECAFOOT » (cf résolutions de l’Assemblée Générale du 27 août 2022 à Douala).

De quelle durée sera la prorogation du mandat du Président ?

Question déjà bien cernée à l’analyse de la liste des personnalités ressources conviées à ces assises pour leur expertise et leur expérience avérées et reconnues.

A l’évidence, aussi longtemps que restera en jachère le champ du rendement optimal des infrastructures sportives acquises lors de la CAN Total Énergies Cameroun 2021, chantier récemment ouvert par le Président de la République, Paul BIYA, qui vient d’en fixer les conditions de gestion et de maintenance ; aussi longtemps que durera la mission de remise en ordre du mouvement sportif camerounais, notamment sa composante football, le travail d’aggiornamento et de VRP confié à ETO’O FILS, le Samuel du football camerounais, ne sera pas achevé/terminé. En toute chose, il faut savoir considérer la fin, et compter sur le temps, le principal allié des acteurs sociaux au long cours.

Jean Atangana, Éditorialiste

 

Laisser un commentaire