EconomieToute l'Actualité

Industrie Pétrolière: Audrey Chicot et son Entreprise MSMI à l’école Russe

La coopération Camerouno-russe dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche pétrolière prend un nouvel élan à la faveur de la visite du 28-29 Aout 2019 au Cameroun, de l’Université Russe RUDN spécialisé dans les enseignements innovants et particulièrement dans la recherche pétrolière. A l’invitation de l’entreprise MSMI(Multi Services et Matériel Industriel) que dirige Mme Audrey Chicot et représentante de la dite université dans la sous-région.

Si la tradition en matière de coopération avec l’État Russe n’est pas nouveau, il convient de dire que c’est la première fois que celle ci, embrasse des domaines aussi sensibles comme l’enseignement supérieur et la recherche pétrolière. Une tradition de collaboration scientifique, énoncée à l’époque soviétique. Forte de solides liens de confiance réciproque, constitue un atout le Cameroun, compte tenu du potentiel intellectuel et scientifique russe.

Initiative

Soucieuse de permettre aux jeunes Camerounais et aux entreprises du domaine pétrolier de bénéficier des meilleures connaissances dans le domaine de la recherche et de l’exploitation du Pétrole et du Gaz, Mme Audrey Chicot a organisé tout une tournée au Cameroun, avec ses partenaires Russes RUDN.Au programme: des visites à la Présidence de la république, signature de partenariat avec l’université de Douala, d’un institut privé et des présentations des techniques de recherches et d’exploitations innovantes et à rendement rapide et conséquent à la communauté des Hommes d’affaires au Gicam le 28 Aout.

Les Entrepreneurs Camerounais ont ainsi pus découvrir, des explorations par sondes magnétiques, des analyses en 3D, des simulations tectoniques du sol animées pour mieux définir les quantités et qualités des minerais…Etc.Toutes choses, qui ont faits dire à Mr Jérôme Milend de Cac International<<Mme Chicot est une vrai Patriote qui est animé par le désir de faire bénéficier à ses compatriotes et son Pays, tout ce qui est de meilleur dans le Monde, je voudrais lui dire toutes mes encouragements…c’est vraiment impressionnant>>.

Qui est Audrey Chicot

Ex-mannequin, Audrey Chicot dirige aujourd’hui la principale usine métallurgique du Cameroun : Multi Services et Matériel Industriel (MSMI). À 43 ans, elle est l’une des rares femmes qui détiennent le pouvoir industriel dans le pays le plus riche d’Afrique centrale. Portrait d’une entrepreneure atypique.

Audrey Chicot sait jouer du coude pour se faire de la place dans un monde masculin : la fabrication et la maintenance industrielle. Trouvant insupportable l’arrêt des machines dans les usines camerounaises, causé par le manque de pièces de rechange, elle crée une entreprise en 2003.

Son charisme naturel ne laisse personne indifférent. Son franc-parler non plus. Audrey Ngo Yetna épouse Chicot, de son nom à l’état civil, représente la perle rare du secteur de la métallurgie en Afrique. Et pour y arriver, elle s’est formée sur le tas : trois ans d’apprentissage avec passion, en France, dans les années 2000. Ce détail ne change, pour autant, aucun trait de sa maîtrise du métier.

Le caractère combatif de Audrey n’est pas dû au hasard. La dame de fer du Cameroun est un produit de détermination et d’engagement. Elle est la seule fille d’une fratrie de cinq enfants. Ce fait lui impose très tôt le besoin de défendre son point de vue et sa volonté «entre les hommes». Ce caractère sera un atout important pour elle dans le monde des affaires.

«Ceux qui ne me connaissent pas ont plus tendance à voir la femme. Ils pensent que je suis vigile ou cuisinière de l’entreprise. Mais je ne suis pas du genre à me laisser faire, je remets toujours les pendules à l’heure.» – Audrey Chicot

Commandant en chef

Sur le terrain, Audrey Chicot se distingue par la qualité des prestations de sa société. En dehors du confort de son bureau, la directrice sait aussi troquer son costume avec des blousons d’atelier, quand il s’agit de faire la ronde des chantiers pour inspecter le travail de ses hommes de main. Estimés à une quarantaine, ces employés se plient en quatre pour observer à la lettre les instructions de leur patronne. La satisfaction de la clientèle est leur sacerdoce.

Pour Audrey Chicot, la qualité du service est une condition sine qua non pour gagner des parts dans ce marché de niche où la concurrence des entreprises étrangères s’avère redoutable. Ainsi, elle s’applique quotidiennement pour élever son entreprise, installée dans la périphérie de Douala, aux standards internationaux.

Ses efforts paient plus au comptant. Son chiffre d’affaires atteint 600 millions de francs CFA. MSMI passe d’une petite entreprise à une société de référence en Afrique centrale. Au plan mondial, un classement de 2014 positionne l’entreprise à la 6e place sur 988 des entreprises de la même taille.

 

Pour répondre à la demande pressante, MSMI fabrique des pièces métalliques, des engrenages pour les usines, des vannes pour les industries pétrolières et même des pièces uniques pour l’aéronautique. «L’État a reconnu que mon entreprise est véritablement placée au cœur du plan d’industrialisation à venir, et aujourd’hui on le sent, aucun pays du monde ne sait se développer sans avoir un secteur de la maintenance assez fort», confie-t-elle.

Reconnue comme la seule femme du secteur par l’Organisation des Nations-Unies pour le développement industriel, elle voit dans l’industrialisation de l’Afrique la seule voie pour le développement du continent. En ce qui concerne le débat sur la parité dans le travail, Audrey Chicot opte pour une entrée massive des femmes dans les métiers traditionnellement masculins. «Quel que soit le secteur dans lequel la femme peut se lancer, rien n’est facile, mais c’est encore plus compliqué quand ce sont des secteurs dits d’hommes entre parenthèses», prévient-elle.

Victor Esso Tiki

 

Laisser un commentaire